Comment réaliser une ébauche de Gotham City aux feutres COPIC


Par Bernard Bosques, Blogueur invité.

Bonjour à tous,

Pour cette ébauche librement inspirée des ambiances de GOTHAM CITY (la ville de Batman) j’ai utilisé différents feutres de la marque COPIC.

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TECHNIQUE :

En raison des grands à plat de couleur que représentent les vitrages des façades j’ai utilisé les feutres à pointe large Copic WIDE: W1, W3 et W5 (gris chaud), j’ai pu ainsi couvrir de grandes surfaces sans laisser de traces pour garder de la tenue au dessin. Les petites parties plus fines j’ai utilisé les Copic multiliner et les Copic Ciao pour finaliser certaines parties.

Dans la conception de ce dessin le décor sert d’écrin au personnage en pleine lumière.

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L’ENCRAGE :

Le dessin de héros comics requiert une grande précision au niveau des proportions et de l’encrage.

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La précision du trait est primordiale, la moindre nuance en dessin peut modifier l’expression. La gamme Copic comporte une série de marqueurs calibrés pour l’encrage d’une grande précision, j’ai utilisé en fonction du dessin le Copic Multiliner SP BS black , ce feutre permet de manier avec dextérité les pleins et les déliés avec une grande précision.

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Maintenant à vos feutres !

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Merci de votre lecture et à très bientôt sur le blog COPIC !

Bernard BOSQUES

Interview de Julien Hugonnard-Bert, encreur de BD pour Marvel, DC COMICS et Delcourt

Quel est votre parcours?
J’ai toujours dessiné, mais même si je souhaitais gagner ma vie en dessinant, j’ai opté pour des études plus sérieuses d’ingénieur. C’est donc après avoir exercé pendant 5 ans que j’ai dévié vers la BD. Au final, être sérieux, ce n’est pas fun !

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

J’imagine que j’ai toujours voulu faire ce métier ou en tout cas un métier artistique. C’est une passion – autant en faire son métier ! Faut juste avoir le courage de se lancer. Il m’a fallu du temps, mais je ne le regrette pas !

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Que fait un encreur ? A quel stade intervenez vous dans la production d’une BD Comics par ex chez Marvel ou d’autres éditeurs?

Je suis en quelque sorte l’assistant du dessinateur. J’interviens une fois son crayonné terminé. Mon rôle est de terminer son dessin à l’encre noire. Ensuite, je transmets la page au coloriste qui (comme son nom l’indique) ajoute les couleurs. Et puis le lettreur intervient et place les bulles de textes sur la page.

Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Même si je suis autodidacte, j’ai souvent sollicité les avis de beaucoup de dessinateurs ou encreurs professionnels. Grace à l’internet, ces contacts sont possibles aujourd’hui. Ce sont eux qui m’ont appris mon métier en pointant ce qui allait et surtout ce qui n’allait pas dans mes dessins ou encrages.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les artistes que vous admirez ?

C’est très varié. Lorsque je travaille mes propres dessins, j’aime les styles « griffonnés » ou « écorchés ». Bill Sienkiewicz est un exemple pour moi ! Si je devais n’avoir qu’un talent, j’aimerais bien que ce soit le sien ! Pour ce qui est de la couleur et de l’utilisation des feutres Copic, le premier nom qui vient en tête est forcément Adam Hughes. C’est un virtuose. Mais j’avoue avoir un faible pour Yildiray Cinar (Superior Iron Man chez Marvel). Là encore, c’est dynamique, il ajoute des projections, des griffures… C’est un artiste sous-évalué et il mérite une reconnaissance plus grande encore ! Et puis, je crois pouvoir dire que c’est un ami.

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A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Je suis un lecteur assidu de comics. Même s’il y a des exceptions dans la BD Franco-Belge, ma préférence va vers ce qui se fait aux USA. Ensuite, je n’ai pas de style de prédilection : super-héros, crime, horreur, romance… J’aime tout tant que l’histoire et les dessins se tiennent !

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Mal ! C’est souvent mal rangé ! J’ai une table à dessin inclinée et un ordinateur à ma droite avec une tablette graphique type Cintiq. Tout autour sont entassés des pinceaux, des plumes, des feutres, etc. L’encreur est souvent un geek du matériel « analogique ». Je ne déroge pas à la règle, je garde des feutres secs, des éponges, des collants en nylon, des pinceaux dépouillés, plumes… pour pouvoir faire des effets et textures intéressants. Et puis j’ai plusieurs pots d’encre de Chine plus ou moins sèches selon l’outil et le rendu voulu.

Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

Généralement, je travaille 3 demi-journées de 3-4 heures chacune. Le matin, l’après-midi et le soir après dîner. Je commence donc vers 9h-10 heures et je termine vers 1h-4 heures suivant le délai à respecter ! Si le temps me le permet, j’aime terminer des pages le soir avant de me coucher et les scanner le lendemain matin après une nuit de sommeil. ça évite de laisser passer beaucoup d’erreurs, ainsi ! A tête reposée, on voit énormément de défauts !

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Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

Je suis quelqu’un d’assez traditionnel. Je travaille principalement sur papier. Pour l’encrage, j’utilise la plupart du temps le pinceau et l’encre de Chine. Et puis les feutre calibrés Graph’It pour des détails ou des architectures. Ce sont vraiment les meilleurs sur le marché pour moi : ils conservent un afflux d’encre constant tout au long de leur durée de vie. Un peu de plume aussi, mais c’est plus rare. L’ordinateur ne me sert que pour les corrections à apporter a posteriori. Pour la couleur, les feutres Copic ou Graph’It exclusivement. Là encore, je ne me sers de l’ordinateur que pour corriger les niveaux et réparer les erreurs de réglages faites au moment du scan. Je ne sais pas coloriser sur ordinateur et préfère le grain que donnent les feutres. En revanche, je crayonne sur ordinateur ! Je suis un dessinateur laborieux et pour moi, Photoshop me permet de corriger les lacunes de mon dessins pour ce qui est du redimensionnement ou de la perspective. J’imprime donc mon crayonné en blueline pour l’encrer et le colorer à l’ancienne…

Comment connaissez vous les COPIC ?

Je connais Copic depuis une quinzaine d’années. Le magasin de matériel de dessin dans lequel je trainais lorsque j’étais au lycée à Avignon avait un présentoir avec ces feutres. J’ai donc essayé les gris et j’étais conquis ! Malheureusement, ce magasin a fermé depuis et c’est assez récemment que j’ai ressorti mes feutres. Chose épatante : ils fonctionnaient toujours ! Alors grâce à des gens comme Stéphane Roux ou Rémi Dousset, je me suis rendu compte de tout ce qu’on pouvait faire avec et j’ai agrandi ma collection !

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Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

Le fait qu’ils puissent se recharger est un grand plus par rapport aux marques concurrentes. Et puis lorsqu’on repasse plusieurs fois, la couleur s’intensifie, mais on ne voit pas les coups de feutres. Ce n’est pas le cas avec la plupart des autres marques qui « imbibent » beaucoup plus la feuille et la saturent de couleurs dès le premier coup.

Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ?

J’utilise les Copic standard. Principalement avec la pointe biseautée. Je fais aussi des projections avec la pointe pinceau des Copic Sketch que je fais « rebondir » sur un CD. C’est très difficile à décrire, mais je remercie Sabine Rich pour la tuyau!

Utilisez vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ?

J’ai le mélangeur, mais ne m’en sers que pour lisser ma couleur. Quant à l’aérographe, je serais curieux de tester cela un jour !

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Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

Diverses gammes de Bristol assez lisses. Ou bien les papiers fournis par les éditeurs… Mais toujours sans acide !

Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et
pourquoi ?

J’utilise la gamme T pour les niveaux de gris. C’est assez neutre. J’ajoute parfois des coups de W en Wide pour « réchauffer » l’ambiance du dessin. Je peux ainsi créer un contraste entre un personnage « chaud » et un fond plus « neutre ». Sinon, je privilégie le E21 (Baby Skin Pink) pour les couleurs de peaux, ne fonçant qu’en faisant des superpositions. C’est assez drôle de mettre Wolverine en couleurs avec le Baby Skin Pink, mais on s’y fait ! J’aime aussi placer une lumière bleue rasante sur mes personnages avec le B01 (Mint Blue).

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

Je pense qu’un débutant peut partir sur une sélection de feutres gris (chaud ou froid selon les goûts de chacun). Ou bien des tons plus sépia. Ce n’est pas évident de maîtriser la couleur, faire des monochromes c’est déjà pas mal. Il peut éventuellement opter pour les modèles Ciao (moins cher), mais il est risqué d’utiliser la pointe pinceau. Elle est fine et on peut se perdre facilement dans les détails. Mieux vaut placer des zones de couleurs moins précises avec la pointe biseautée et privilégier l’ambiance.

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Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

Ça n’a rien à voir ! J’aime le fait que le feutre rend chaque mouvement (plus ou moins) définitif. ça nous oblige à travailler dans l’urgence. Avec l’outil informatique, on peut faire, défaire, annuler, recommencer… Et au final, on risque de se perdre dans les diverses alternatives possibles et ne jamais finir ! Toutefois, Photoshop permet des « effets spéciaux » plus difficiles à faire avec des feutres comme des flous ou de l’ajout de grain. Mais en ce qui me concerne cela reste de la post-production et cela ne prend jamais le pas sur ma façon de faire.

Est il nécessaire de connaître les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création en bande dessinée ?

Il est nécessaire de connaitre au moins un peu les deux. L’industrie de la BD et encore plus du comics s’accélère grandement depuis quelques années. Les auteurs doivent se servir de tout ce qui peut faire gagner du temps. S’ils sont à l’aise avec l’ordinateur pour certaines choses, il ne faut pas se priver. Par exemple, plutôt que de faire un pochoir pour préserver certaines zones des projections d’encre, on peut le faire sur l’ordinateur si le temps presse… En revanche, abandonner totalement le papier n’est pas forcément un bon choix : les droits d’auteurs allant diminuant, la vente     d’originaux est une part importante des revenus d’un auteur de BD.

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

Parfois, les délais sont délirants. Récemment, j’ai du encrer une poignée de pages pour Marvel. C’était un épisode des X-Men. Je n’avais qu’une journée pour faire 4 pages ! C’est fou. Masqué chez Delcourt a également été difficile pour ce genre de raisons : le pari était de fournir au lecteur 4 tomes de cette BD en un an… No comment… En revanche, j’ai adoré bosser sur Injustice. Avoir la chance de jouer avec des personnages comme Superman, Batman, Flash et tous leurs amis, c’est un rêve de gosse !

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Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Je répèterais juste ce que m’a dit le premier éditeur que j’ai rencontré en convention : « Entre la qualité et le délai, je choisirais TOUJOURS le délai. Mais si la qualité n’est pas là, je ne referai pas appel à toi ». Je dirais donc qu’on a toujours des progrès à faire, mais il faut tomber de la page. Tant pis si elle n’est pas parfaite, on essaiera de faire mieux à la prochaine. C’est en faisant des kilos de pages qu’on s’améliore !

Quels sont vos projets futurs ?

Je fais pas mal de commissions en ce moment. Je travaille également sur une bande dessinée plus personnelle que je compte écrire, dessiner et encrer seul. Mais ce qui me prend le plus de temps en ce moment, c’est la campagne de crowdfunding pour financer mon nouvel artbook : Girls, Gods & Monsters – vol. 4. J’y compile mes meilleurs dessins de l’année et y explique ma méthode de travail. La couverture sera d’ailleurs faite en couleurs et niveaux de gris avec des feutres COPIC !

Pour contacter Julien Hugonnard-Bert, rendez-vous sur: 

https://www.facebook.com/jhugonnardbert
http://fr.ulule.com/ggm4/

Interview de Valentin Boogaerts, designer de jeux vidéo

 

Quel est votre parcours ?
Je suis né au début des années 80 dans une famille d’artistes où j’ai eu la chance d’avoir très tôt des crayons, feutres et pinceaux entre les mains. N’aimant pas l’école, seul le dessin et les jeux vidéos (encore très nouveaux à l’époque) me passionnaient. J’ai donc travaillé dans l’unique but de rentrer à l’école Estienne à Paris où j’ai appris les bases de tous les domaines artistiques  (excepté l’infographie qui en était à ses débuts mais que je pratiquais en autodidacte), puis la prestigieuse école des Gobelins qui ma permis d’être au contact des meilleurs et m’a ouvert beaucoup de portes.

J’ai donc pendant 17 ans traversé tous les spectres du design graphique : modélisation 3D dans les jeux vidéos, communication visuelle pour des marques de luxe,  animations flash, affiches de cinéma (Fox, Pixar…), presse musicale et web design en Chine où j’ai vécu quelques temps.

Mais,  il y a maintenant 3 ans, je suis tombé par hasard dans la création de jeux vidéos mobile/tablette qui est le domaine le plus épanouissant et intéressant dans lequel j’ai travaillé. C’est à chaque projet un vrai bonheur d’évoluer dans cette discipline qui requiert beaucoup de techniques que j’ai pu apprendre toutes ces années.

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Quand avez-vous su que vous vouliez devenir designer de jeux vidéo ?

Mon premier souvenir concernant mon futur métier était de devenir « inventeur de jouets » je devais avoir 5 ans, mais lorsque mes parents m’ont offert ma première console de jeux (une Sega Master System) à l’âge de 7 ans j’ai su que c’était ce que je voulais faire bien qu’il n’y avait pas encore de nom à mettre sur ce métier. J’étais attiré non seulement par les jeux eux-mêmes mais aussi par les illustrations des boites de jeux vidéos, le design des consoles et des accessoires. J’étais d’ailleurs littéralement fasciné par les salles de jeux étant enfant, les images, les sons… Je me souviens de mes premiers pas d’enfant dans une salle d’arcade comme l’un des moments les plus intenses de ma vie.

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Que fait un designer de jeux vidéo? ? A quel stade intervenez-vous dans la production d’un jeu ?

Le jeux vidéo ayant évolué avec les nombreux supports technologiques et toutes les contraintes et possibilités qu’ils offrent, il y a désormais mille manières de pratiquer ce métier, aussi bien au niveau des outils, du style graphique que des structures.

On m’avait par exemple, proposé à la sortie des Gobelins de travailler sur le jeux Superman en 3D. Lors de mon entretien on m’avait expliqué que je ferais parti d’une grande équipe et que je passerai une année entière à ne travailler que … sur la cape de Superman. J’ai trouvé cette perspective effrayante et j’ai eu la chance d’avoir pu rentrer dans un tout petit studio avec beaucoup moins de moyens mais où j’ai pu goûté à cet esprit pur du jeux vidéo où l’on touche un peu à tout et on l’on doit constamment se surpasser pour combler les moyens limités.

J’ai eu la chance d’être formé lors de mon premier job de level designer par un prodige d’Ubi Soft, Antoine Le Clainche, qui m’a donné tous les outils nécessaires pour développer mon imagination, de persévérer dans la technique et qui m’a surtout transmis sa passion en me faisant réaliser que la création de jeux vidéos est une discipline à part entière.

Mon travail aujourd’hui consiste à réaliser de A à Z des jeux (logos, sprites, décors) pour mobiles et tablettes pour des studios. Les délais sont en général très courts, de 2 à 4 semaines et je dois m’organiser pour réaliser un jeu riche et attractif graphiquement, avec une personnalité propre et qu’il soit une réussite d’un point de vue marketing. Chaque projet est un tour de force car on peut me demander tout type de styles graphiques pour tout type de cibles. Je pense être devenu maso car plus le chalenge est fort et plus je prends plaisir à travailler dessus.

C’est la raison pour laquelle je ne peux montrer les rendus finaux de mes jeux ici, compte tenu des clauses de confidentialité entre mes clients et moi. Je dois être un des seuls graphistes dont le folio en ligne est protégé par mot de passe.

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Comment vous êtes-vous formé au dessin ?

J’ai grandi en partie juste en face du centre Georges Pompidou où j’ai passé beaucoup de temps très jeune à me balader. Mon père était illustrateur freelance et avait donc une bibliothèque d’art et de bandes dessinées très impressionnante. Il avait pour habitude de me donner de grandes feuilles de papier, format raisin, et de quoi dessiner pour que je laisse libre court à mon imagination. Les écoles d’arts ont ensuite pris le relais mais ce sont des métiers où il faut vraiment ne compter que sur soi pour progresser. C’est un sacrifice, des heures et des heures à dessiner pendant que les autres s’amusent, sortent et font la fête mais la satisfaction de se surpasser enlève tout sentiment de frustration.

De plus, il n’y a désormais plus d’excuse quand on voit le nombre impressionnant de tutoriaux sur Youtube permettant de se former sur à peu près n’importe quoi.

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Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les artistes que vous admirez ?

Hormis les inspirations que l’on acquiert lors de l’enfance et qui sont dures à déterminer (beaucoup de bandes dessinées classiques et de séries TV japonaises), je pense que l’on peut diviser ses inspirations en plusieurs familles. Pour ma part :

– Le manga One Piece, Docteur Kishiwada où les bandes dessinées de Jacovitti ou Gotlib pour la dimension créative. La création est un muscle qu’il faut quotidiennement travailler car c’est ce qui nous permet de garder ce lien avec l’enfance qu’il est primordial de préserver. C’est pour moi, ma plus grande force.

– Pour tout ce qui est des couleurs je suis impressionné par les coloris des illustrations du jeux Dofus. Ils ont des gammes fabuleuses et une manière très subtile de travailler leurs personnages avec des couleurs très vives, et des décors beaucoup plus feutrés, qui arrivent parfaitement à se mélanger. Je suis aussi un grand fan du magazine de déco intérieure AD qui donne un bon aperçu des tendances actuelles en terme de couleurs et de matières. Le jeux vidéo ne doit pas s’inspirer que de lui-même mais au contraire puiser dans les tendances des autres disciplines.

– Pour finir en terme de dessin pur, je suis de près le travail d’illustrateurs comme James Jean ou le Coréen Jung Gi Kim, qui ont un niveau qui frise le génie. Leurs travaux sont sublimes et j’invite tout le monde à s’intéresser à ce qu’ils produisent.

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A quel type de dessin s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?
Etant donné que mes clients me commandent des jeux avec des thèmes graphiques très différents, je dois sans cesse m’adapter et me renouveler. Il m’arrive de travailler dans un style très manga/kawaï, ou plutôt heroic fantasy, retro pixel ou parfois photo réaliste. Avoir un style propre trop marqué est à double tranchant. Vous pouvez subitement avoir un engouement pour votre travail mais qui vous fera tomber aux oubliettes dès que la mode sera passée à autre chose (et elle passe à autre chose beaucoup plus vite que l’on croit).

Pour moi l’illustrateur se doit d’être comme un pianiste, il a ses préférences de styles mais sa technique parfaite doit lui permettre de jouer aussi bien du classique que du jazz. Pensez-vous comme un couteau suisse qui s’adapterait à tout type de problématique plutôt que de vous enfermer dans une niche graphique…

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Comment organisez-vous votre studio, votre lieu de travail et quelle est votre routine quotidienne de travail ?

Mon workflow se divise en deux parties distinctes :

1) Une boite portative qui comprend un ipad (pour afficher mes modèles photo si besoin) et une soixantaine de COPIC ainsi que le matériel de dessin de base qui va me permettre de sketcher mes idées avant de les présenter aux clients. Je travaille systématiquement l’après-midi à l’extérieur, dans des cafés ou des espaces de co-working très populaires en Asie où je suis actuellement.

La tâche est de tout réaliser avec mes COPIC (sprites, icones, illustrations, logos)  afin de gagner un maximum de temps pour la suite et surtout de permettre à mes clients de valider l’esprit graphique. Les sketches sont en général très proche des versions finales sous Photoshop, l’essentiel des idées et concepts graphiques étant déjà présents.

2) Puis je rentre à mon bureau ou j’ai ma workstation avec palette graphique Wacom et deux grands écrans 26 pouces. J’y réalise ensuite mes sketches en version numérique sous Photoshop généralement de 20h00 à 6h00 du matin. La nuit étant le meilleur moment à mon goût pour les sessions de travail. Toute la recherche ayant été faite en amont avec mes COPIC, la réalisation définitive est alors très fluide.

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Quel matériel utilisez-vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

COPIC sketch pour la colorisation, Copic Multiliner SP pour le dessin trait et une gamme de porte-mines des japonais Pyramid que je trouve très beaux et surtout bien lourd au touché. Au niveau des gommes j’utilise les gommes Rotring noire « TIKKY 20 » qui ont un pouvoir effaçant très efficace sans pour autant abimer le papier et l’encre des Multiliner.

Comment connaissez vous les COPIC ?

Je suis tombé dessus complètement par hasard au détour d’une allée d’un magasin d’art parisien il y a maintenant 3 ans. J’ai adoré la palette de couleurs, le logo et le design des feutres. C’est bête mais c’est ce qui m’a poussé à en acheter 2. J’avais arrêté à l’époque le dessin pendant près de 5 ans, me concentrant exclusivement sur l’infographie.

Une fois achetés je me suis remis à dessiner petit à petit, au début par nostalgie, puis au fur et à mesure que ma collection de COPIC grandissait, j’ai commencé à les utiliser systématiquement dans mon processus créatif. En voyant que les clients y étaient très réceptifs et enthousiastes, c’est devenu une étape à part entière de ma méthode de travail.

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Pourquoi avez-vous choisi COPIC ?

Il y a je pense deux aspects qui m’ont attiré vers cette marque. Le côté purement matériel qui pour moi est d’extrêmement bonne qualité, des encres très denses et qui permettent -tout comme le travail sous Photoshop- le mélange et surtout de travailler en couches de couleurs ; Et au passage, détail très important lorsque l’on fait des sessions de 4 ou 6 heures de dessin : les encres ne sentent pas.
Le second point qui me plait est que COPIC est aussi devenu un état d’esprit et je le comprend de plus en plus lors de mes voyages. Je rencontre presque tous les jours des jeunes étudiants en art, graphistes, stylistes ou designers qui, voyant ma Copic box sur ma table, viennent me parler et échanger avec moi.
Nous avons tous cette double passion du dessin en lui-même mais aussi du beau matériel. Je sens chez les utilisateurs de COPIC un peu cet esprit commun et amour de la marque elle même que l’on retrouve chez Apple.

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Quelle sorte de COPIC utilisez-vous et comment ?

Au niveau des couleurs j’ai une centaine de Copic Sketch et Marker. J’ai aussi quelques CIAO achetés au tout début de ma collection, que je donne petit à petit aux étudiants que je rencontre. Ce n’est pas grand chose mais c’est une manière de les encourager à progresser et d’échanger humainement.

Au niveau des encres j’en ai une cinquantaine qui correspondent aux COPIC que j’utilise le plus. Par exemple, mon COPIC « Moustard », que je n’utilise que quand je dessine de la nourriture et est toujours plein après 2 années car très rarement utilisé. En revanche mes gris, bleu et vert de base ont besoin d’être rechargés toutes les 2 semaines car je les utilise énormément.

Pour ce qui est du trait encré, je suis tombé amoureux de la gamme Multiliner SP. Les feutres sont très beaux et ont une densité qui les rend très agréable à utiliser. J’ai la gamme complète mais j’utilise surtout le 0.5 pour le dessin, 0.7 pour les outlines et 0.05 pour les détails.

Utilisez-vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ?

Travaillant généralement dans des lieux publics je ne peux pas utiliser les aérographes. J’utilise le blender surtout pour les effets de matière type vitre. Je blend sinon en général avec une couleur très claire.

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Sur quel support papier utilisez-vous les COPIC ?

J’ai des blocs de papier COPIC pour les grandes illustrations mais aussi du papier traditionnel pour le dessin de tous les jours qui nécessite parfois une mise en couleur. Trouver du bon papier n’est pas un exercice facile et j’ai dû en tester une bonne quinzaine avant de trouver un papier qui réagissait bien : Sketch book de chez Masterart.

On perd à peu près 20% de clarté des couleurs comparé au papier COPIC et le papier va absorber 15% d’encre en plus, mais c’est pas si mal car la plupart des papiers traditionnels, en plus de vider vos Copic en quelques jours, assombriront vos couleurs et feront baver vos encres.

Ne surtout pas négliger le choix du support papier car en voulant économiser en utilisant du papier cheap cela fini par coûter beaucoup plus en encre et pour un résultat graphique plus médiocre.

Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

Chacun travaille un peu à sa manière mais pour ma part je colorie toujours sur une base de 3 nuances + 2 gris + couleurs de lumière. Si je dois par exemple mettre en couleur un poisson je remplirais d’abord avec un bleu très clair, puis un bleu medium pour la partie sombre et un bleu foncé pour les ombres. Je passe ensuite au gris W2 par exemple pour assombrir et blender mes parties obscures, puis un gros franchement plus foncé type T4 pour les zones franchement sombres.

Je repasse ensuite mes zones claires avec des couleurs hors gamme, par exemple du rose, du vert ou du jaune pour donner de la texture à l’ensemble.

Il faut évidement utiliser les couleurs en harmonie mais ne surtout pas hésiter à expérimenter et à oser des mariages contre nature. Mieux vaut un peu d’audace que l’on réfrènera avec le temps qu’être trop sage et de toujours s’enfermer dans les mêmes mises en couleur.

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Que conseilleriez-vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

Cela dépend évidement des budgets de chacun mais je conseillerai de constituer sa collection de la manière suivante :

1) Deux ou trois COPIC gris pour commencer à se familiariser en noir et blanc, sans en prendre des trop proches en terme de valeurs. Pour ma part j’aime mélanger des gris chauds et froids tels que le C1, N3 et W5.

2) Je conseille ensuite de fonctionner par couche, c’est-à-dire d’acheter un feutre clair de chaque gamme : une bonne couleur de peau (E02 par exemple), un bleu ciel (B00), un vert clair (G12), un rouge pas trop foncé (R27), un jaune (Y15), un orange (YR16) et un marron (E33).

Cette première gamme de 10 COPIC vous permettra de dessiner à peu près n’importe quoi en jouant sur les valeurs avec vos différents gris sans trop investir.

3) Vous pourrez ensuite, petit à petit, ajouter un COPICun peu plus foncé à chaque famille de couleur ce qui vous fera une gamme de 17 COPIC.

4) Pour la suite on peut continuer ainsi comme je l’ai fait pour au final avoir 10 COPIC pour chaque gamme ce qui me permet d’être polyvalent à tout type de sujet avec 60 COPIC.

J’ai ensuite à mon bureau pas mal de COPIC de couleurs plus marquées, moins utiles au quotidien mais qui me servent sur des sujets plus spécifiques.

Au niveau du dessin trait, je conseille d’investir tout de suite dans un multiliner 0.5 ou 0.3 qui permettra d’avoir un trait propre et précis et qui surtout n’interagira pas avec les encres. Vous pouvez ensuite, au fil du temps étoffer votre collection avec des mines très larges et très fines.

Prenez votre temps, choisissez les couleurs qui vous ressemble, chaque encre réagit différemment à une autre et vous vous familiariserez vite avec leurs différentes personnalités.

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Comment comparez-vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?
Ils sont pour moi totalement complémentaires. Je n’aurais jamais le rendu un peu plastique et sharp d’une illustration Photoshop avec un dessin, et je n’aurais jamais l’inspiration et le plaisir de dessiner sur papier en étant assis devant mon ordinateur.

Dans mon cas le dessin manuel précède systématiquement le travail infographique dans la chaîne de travail mais il a au final une place plus importante car c’est lui qui va déterminer l’esprit, la composition et donc le rendu final. Comme je le dit tout le temps, le sketch c’est 90% de l’illustration. La phase infographique ne sera que la retranscription de l’idée avec l’outil numérique.

Est il nécessaire de connaitre les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création en infographie ?

Je pense que n’importe quel illustrateur se doit de connaitre un minimum Photoshop et/ou Illustrator. Vous pouvez facilement vous y former en 2 semaines et les possibilités ne serait-ce que de retravailler vos travaux et de les présenter sont immenses. Il y a évidement les palettes graphiques qui offrent une méthode de travail hybride, mais qui au final restent des approches infographiques beaucoup moins libre que le dessin papier.
Dans l’autre sens, la plupart des infographistes que je rencontre sont assez surpris de me voir travailler des icones ou des sprites sur papiers mais il suffit que je leur montre côte-à-côte les versions sketch et numériques pour qu’ils comprennent que c’est une interaction vertueuse et ils sont au final tous fascinés par ce retour au manuel pour améliorer le numérique.

J’ai fourni il y a peu quelques COPIC à un jeune infographiste thaïlandais qui a vraiment boosté sa créativité et même sa technique avec ma méthode. Le fait de délaisser un peu sa Wacom, de se concentrer sur le papier et la créativité pure est je pense un retour à l’état d’enfant que l’on a tous été. Je le croise régulièrement et ses sketchs, pourtant destinés à des créations numériques, sont impressionnants.

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Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

Mon pire souvenir est mon premier pixel game. Mon client voulait un rendu identique au jeu Mine Craft mais sur un plan 2D. J’ai pris le problème à l’envers en voulant donner un aspect pixel à des créations qui ne l’étaient pas. Le résultat a été accepté mais à mes yeux peu concluant. J’ai depuis retravailler sur du pixel game mais en reprenant tout à zero. Je ne ferais plus l’erreur de vouloir adapter le but à mes moyens, en tant que graphiste c’est à nous de repartir à zéro, à apprendre de nouvelles méthodes graphiques pour satisfaire le client et coller au exigences graphiques du projet et de la cible.

Mon plus beau projet était à la base un « me too » d’Angry Birds (un me too  est un jeu inspiré d’un jeu à succès tout en étant différent) à qui j’ai réussi à insuffler une vraie personnalité et un vrai style graphique aux personnages. Le studio a adoré et m’a recommandé une suite en me laissant cette fois carte blanche. 1 mois de travail, 7 jours sur 7 en travaillant 13 heures par jours. J’étais physiquement complètement vidé mais jamais je n’ai été aussi fier d’un de mes jeux surtout qu’il a extrêmement bien marché auprès du public.

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Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans les métiers de l’infographie?

Ne comptez que sur vous-même pour apprendre ! Observez, analysez, les gens, les objets, l’architecture, les vêtements, à chaque moment de la journée. Intéressez-vous à tous, non seulement aux domaines graphiques mais aussi à des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé auparavant, telles que la mécanique, les insectes, la géologie ou la mythologie. Chaque chose que vous assimilerez sera une force supplémentaire à votre pouvoir créatif et votre capacité de répondre à une demande. Même si vous êtes passionné par des univers précis, heroic fantasy, espace ou zombis, forcez-vous à vous intéresser à des choses différentes, ne vous enfermez pas.

Vous devrez bloquer une partie de votre temps sur l’apprentissage des outils qui ne sont pas si compliqués mais qui demandent beaucoup de pratique pour acquérir des automatismes et vous faire gagner du temps plutôt que de vous en faire perdre.
La dernière chose est d’avoir conscience que vous vous engagez dans une voie impitoyable, ou vous devrez travailler plus que tout le monde et cela toute votre vie. Le métier est ingrat lorsque l’on n’a pas de reconnaissance pour son travail mais c’est un bonheur sans limite d’être payé et récompensé pour exercer sa passion.

Amusez-vous, osez, mais soyez rigoureux, faites-en sorte de satisfaire vos clients et de leur faire gagner beaucoup d’argent avec vos créations. Ne soyez jamais satisfait de votre niveau graphique. Soyez prêt à progresser chaque jour de votre vie et à ce que votre quête n’ait jamais de fin.

copic_valentin (1)

Quels sont vos projets futurs ?

Je monte à la fin du mois de juin mon studio de jeux vidéo qui verra naître mon premier projet 100% personnel qui devrait être disponible en septembre si tout se passe bien. C’est un jeu mobile/tablette très riche graphiquement et qui aura la particularité d’avoir été entièrement conçu et sketcher avec des COPIC. Les nombreux art works seront donc consultables à travers une section du jeu. Mon but étant de réunir ma double culture dessin/infographie, d’en tirer le meilleur et, pourquoi pas, attirer d’autres graphistes dans cette voie image.

Pour contacter Valentin Boogaerts, rendez-vous sur: 

 http://instagram.com/tino_copic

COURS COPIC – Région Parisienne

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous,

Vous souhaitez apprendre à colorier au COPIC? Les cours COPIC du programme Européen ECCP sont prévus pour! Je serai à la boutique Idées Créatives à Montévrain (77) samedi 20 juin pour donner le Cours 1 (Basic) et le Cours 2 (Advanced).

Cours 1 – 10h à 13h : marqueurs, encres et papiers / technique de colorisation de base / coloriser un visage, une chevelure simple et des vêtements avec ombre simple.

Cours 2 – 14h à 17h : ombre et lumière sur une image (placement détaillé), les différents types de cheveux , visages du monde, les ombres autour d’une image et la technique dite du « flicking »

Cours Copic 20 juinN’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions à l’adresse:
delphinesplace@gmail.com
Bon week-end à tous et à bientôt!

Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Vive le printemps!

Par Delphine, Blogueuse Invitée. 

Bonjour à tous! Je publie une carte toute simple avec une image manga pour fêter l’arrivée du printemps – au moins sur nos calendriers! 

Lucky Tara COPIC wtmk bis

L’image que j’ai utilisée est une image digitale Make It Crafty qui vient de sortir – Lucky Tara. Je l’ai simplement imprimée, coloriée avec mes feutres COPIC et j’ai tamponné un sentiment CC Designs. 

Lucky Tara bis GP COPIC

Peau: E000, 00, 01, 13, 70
Cheveux: E09, 59, YR04, 07, 18
Yeux: BG000, E31
Trèfles: G24, 28, 29 (+ crayon), W0, 1, 3
Robe: G24, 28, Y26, YR18, W0, 1, 3
Sol: W1

Bonne journée à tous et à bientôt! 
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Interview de Stefano Tamiazzo, auteur, dessinateur BD et directeur artistique de l’Ecole Nationale de la Bande Dessinée de Padoue

Quel est votre parcours ?

Je suis né en 1968 dans une famille de tradition militaire dans l’aviation. Mon père et mon frère lisaient des bandes dessinées comme un hobby. Lorsque nous étions enfants la tradition du dimanche matin était la lecture des bandes dessinées dans le lit. A l’époque, c’était un luxe pour moi. C’est ainsi qu’a commencé mon amour pour cette façon unique de raconter des histoires

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

À l’âge de 14 ans, j’ai acheté une bande dessinée intitulée «L’homme du Zoulouland » « écrite et illustrée par Gino D’Antonio. Elle appartenait à une série intitulée « Un homme une aventure. » Coup de foudre pour ce volume de grand format en couleur ! Mais la bande dessinée italienne n’était pas tendance … Peu de temps après, j’ai découvert ce qu’était le modèle de bande dessinée franco-belge. Après la lecture de ce volume, ce que je voulais faire de ma vie m’est apparu clairement, je voulais dessiner des BD. 01 Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Ma formation est totalement autodidacte. Adolescent, je voulais être dessinateur réaliste, mais je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas ma nature. Je tendais vers la ligne claire, avec un dessin grotesque, et j’ai décidé d’aller dans ce sens. Les résultats furent remarquables, parce ce que je m’amusais, tout simplement.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes principales sources d’inspiration sont les livres d’histoire, les vieilles photos et les films. Ce sont trois passions qui m’accompagnent depuis toujours. 02 Les artistes que vous admirez ?

Tardi, Giardino et Miyazaki sont les auteurs qui m’ont le plus influencé de façon tangible en ce qui concerne le dessin. Ce sont les auteurs que j’ai le plus copié, essayant de capturer cette magie que je pouvais voir dans leurs planches. Parmi ceux que j’admire sans condition, en plus des trois ci-dessus: Sergio Toppi, Juan Jimenez, François Bourgeon, Enki Bilal, Hugo Pratt, Attilio Micheluzzi, Loisel, Juanjo Guarnido, Moebius, Satoshi Kon, Katsuhiro Otomo, Will Eisner, Enrico Marini. La liste est longue. 03 A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Tout ce que je sais, c’est que le réalisme ne m’intéresse pas, ni en ce qui concerne le dessin, ni pour les histoires. Je suis convaincu que le dessin grotesque a des possibilités expressives largement supérieures au dessin réaliste, et j’estime donc qu’il est capable d’aborder tout type d’histoire ! Il est vraiment important de ne pas tomber dans le ridicule, et de rechercher l’harmonie entre le dessin et le récit . D’ailleurs, le dessin est une métaphore, que chaque dessinateur exprime au travers du filtre de son point de vue très personnel. Le lecteur est juge.

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Mon atelier est divisée en trois petites salles.Le premier est là où je dessine. Je dessine sur une vieille table de la cuisine de mon enfance… Il y a une table lumineuse, un petit téléviseur, un lecteur DVD, des livres, des bandes dessinées, et des DVD, des outils de dessin, deux ukulélé et une figurine de Laputa dont je m’inspire au besoin. Ce sont des allers retours permanents à la librairie tout en travaillant! Dans le second, il y a deux ordinateurs, un Mac, un PC, une bibliothèque avec plus de 2500 titres, un lit et 5 ukulélé. Dans le troisième, il y a un photocopieur, le dépôt où je garde les planches originales , des croquis, des scénarios … et juste un ukulélé. 09 Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

J’aimerais avoir une routine de travail, mais ça m’est impossible ! Je joute chaque jour entre écrire et dessiner des bandes dessinées, ainsi que mon activité de directeur artistique à la Scuola Internazionale di Comics Page Facebook ( École Internationale de la Bande Dessinée, 9 lieux en Italie et un aux États-Unis, à Chicago). C’est une école de formation dans laquelle plus de 30 professionnels de la bande dessinée, de l’illustration, du cinéma d’animation, des arts graphiques, des jeux vidéo, etc. enseignent le métier à des centaines d’étudiants dans le nord de l’Italie.

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

J’utilise les Micromine HB, B, B2, B6 pour les crayons et les marqueurs COPIC pour les storyboards. Pour l’encrage j’utilise des Rapidographes de différentes marques et des fude pen. La coloration est réalisée avec des marqueurs Copic et des crayons de couleur. La table lumineuse A3 est fondamentale dans mon processus de travail. 04 Comment connaissez vous les COPIC ?

J’ai découvert les COPIC par un collègue dans son atelier il y a un peu plus d’un an. Je suis rentré chez moi très intrigué et j’ai commencé à chercher des informations sur Internet.J’ai découvert le site Copic France et ai commencé à expérimenter quelques jours plus tard.

Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

La réponse est simples, les marqueurs COPIC sont les meilleurs. Une gamme complète, les produits sont fiables, avec des recharges fonctionnelles et des conseils parfaits dans l’assortiment et la qualité. L’ensemble de gris est sans comparaison. 05 Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ? J’utilise à 90% des COPIC Sketch mais aussi les COPIC « classiques », COPIC Wide et COPIC Multiliner (je n’utilise les Mutiliner que dans la phase d’encrage). Les COPIC sont à la base de ma technique de coloration.                                                                                                                                                                                                                               Tout d’abord, il y a:

A) Le  » color concept « , quel genre d’atmosphère donner à l’histoire à travers la couleur. Une histoire de science-fiction a des besoins différents d’une histoire qui se déroule au cours de la Belle Epoque. C’est une phase très importante. Vous devez expérimenter constamment et ne pas avoir peur de faire des erreurs pour trouver la bonne atmosphère. Si vous faites une erreur à ce stade tout le travail après aura du mal à décoller.

B) Le choix d’une palette de couleurs cohérentes à utiliser. Les couleurs ne doivent pas être trop nombreuses, et dans la façon dont je travaille, compatibles avec des couleurs neutres. Étant donné que lorsqu’on lit une BD deux pages se font face et donnent beaucoup d’information, une couleur doit ressortir pour attirer l’attention du lecteur. 06 A quel moment du processus de création d’une bande dessinée utilisez-vous les COPIC ?

L’étape de coloration est la dernière du processus de création d’une bande dessinée et est presque entièrement réalisée aux COPIC, avec des retouches aux crayons de couleur. C’est une étape très délicate car je place les couleurs directement sur l’original !

Utilisez vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ?

J’utilise le blender dans certaines situations spécifiques comme pour les effets spéciaux: l’eau, les murs et la brique pour le moment. Mais si besoin, je fais des essais. Le blender mélange très bien et surtout surtout il est facile à remplir. Je ne utilise pas l’aérographe COPIC car le processus de protection avec les masques est trop long à mon goût.

Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

J’utilise les papiers Winsor et Newton A3 « grain moyen » 220 grammes. La couleur s’étend bien et je peux intervenir si nécessaire avec d’autres types de couleur. Tous les types de papier que vous utilisez ont un rendu différent. Il est important d’en tenir compte et faire des tests sur différents papiers. 07 Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

Warm Gray, Cold Gray neutre et toner sont les bases de ma façon de mettre en couleur. Je n’aime pas les couleurs fortes, flash. Pour cette utilisation, les couleurs dites « neutres » permettent d’abaisser la saturation de certaines couleurs. Parmi mes combinaisons préférées (en plus du gris bien sûr) il y a E 70-71-74, BV 20- 23- 31, E 41- 42- 43- 44 et BG 90, 93, 96.

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

La question clé est d’étudier la « méthode COPIC »: le nom de la couleur, la classification de couleurs avec des initiales, le degré de saturation et de la luminosité, tous les deux en chiffres. Tout le monde essaie de sauter cette partie , mais il est crucial de choisir les bonnes couleurs et ainsi économiser un peu d’argent. Ce sont des notions que l’on trouve à la fois sur papier et sur le web … comme sur le blog Copic France, là où je les ai trouvé.                                                                                                                                                                                                                   Je conseille globalement de travailler avec peu de couleurs; aux débutants mais aussi aux gens avec plus d’expérience. Au début, vous pouvez vous servir que d’une combinaison de trois gris chauds (W1, 3, 5) et 3 froids (C1, 3, 5) et une paire de couleurs à choisir, en fonction de votre sensibilité. J’aime particulièrement le BV 23 et le E 70. L’important,  c’est que ne soit pas des couleurs trop lourdes afin de pouvoir les utiliser en combinaison avec du gris. 08 Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

La différence entre utiliser l’ordinateur et le marqueur, est dans la matière. Ceux qui travaillent avec l’ordinateur n’ont pas la matière. L’informatique et les marqueurs peuvent certainement être utilisés ensemble, et au début de mon approche avec COPIC j’ai pensé à travailler sur photoshop en « post-production ». Mais en quelques semaines, j’ai changé d’avis et éliminé l’ordinateur dans la phase de création de la coloration de la page. J’utilise l’ordinateur uniquement pour numériser les originaux.

Est il nécessaire de connaître les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création en bande dessinée ?

Il est certainement utile de savoir comment utiliser le numérique et les techniques de coloration traditionnelles. Un professionnel doit être capable de faire un peu de tout. Je ne parle pas au nom des autres, mais mon avenir en ce qui concerne la couleur est surement liée au COPIC. La plupart des BD sont colorisées à l’ordinateur … mais aujourd’hui ce qui est numérique … est sans matière. Une page colorée avec les marqueurs COPIC a un impact visuel très physique, vous pouvez en faire des expositions, vendre les originaux. COPIC est pour moi un mode de vie !

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

La série de science-fiction steampunk « La Mandiguerre«  publié par Delcourt, écrit par Jean David Morvan et avec mes dessins était en même temps difficile et aussi très satisfaisante. J’ai toujours été habitué à travailler seul, et le travail avec une autre personne est toujours un défi. La collaboration est essentielle pour stimuler un projet. Avec cette série publiée également en Italie, j’ai eu l’honneur de recevoir une nomination pour le meilleur dessinateur italien.  mandiguerre Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Préparez-vous bien, à fond, sérieusement ! En autodidacte ou dans une école spécialisée, bien étudier l’anatomie , la perspective, la théorie des ombres et tous les principes fondamentaux de dessin pour la BD. Bien comprendre ce qu’est le « story-telling ». Bien dessiner est important, bien dessiner la bande dessinée est autre chose !

Quels sont vos projets futurs ?

Je suis actuellement à la recherche d’éditeurs de langue française pour ma nouvelle série BD. Dans le cas d ‘édition en France, le projet a déjà une option éditoriale italienne et une néerlandaise. Les images de cette interview sont de cette série d’aventure écrite et dessinée par moi. La série se déroule en France entre 1894 et 1914, c’est l’histoire d’un groupe de personnes très spéciales dans l’apparence et la culture, forcées à sortir dans le monde, ce qui n’est pas une chose aisée lorsque vous êtes similaire à des monstres.

https://www.facebook.com/stefanotamiazzo.bd/

https://cynocephales.tumblr.com

http://www.pinterest.com/stefanotamiazzo/nouveau-projet-bd/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Ciel d’hiver à l’aérographe

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Je publie aujourd’hui un tutoriel de carterie que j’ai fait pour le blog Copic Marker Europe – une carte hivernale 100% COPIC avec un fond simple à l’aérographe, un type de fond que j’aime particulièrement.

J’ai choisi de faire une scène hivernale simple avec juste un personnage et deux sapins – je n’ai pas tamponné et masqué le personnage pour cette scène car je voulais l’ajouter sur mousse 3D pour avoir un peu de relief, mais il est évidemment possible de l’inclure directement dans la scène!

Matériel nécessaire:
Tampons Make It Crafty Pine Trees
Tampon Personal Impressions Gorjuss Girl
Film de masquage ou Post Its
Aérographe et feutres COPIC

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Etape 1

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Tamponnez les éléments dont vous avez besoin pour votre scène, en commençant par tamponner ce qui doit être au premier plan. Pour masquer j’ai utilisé des Post It dont l’arrière est totalement adhésif, et de plusieurs couleurs pour vous montrer les différentes parties de la scène. Ici, j’ai tamponné le petit sapin en premier, je l’ai masqué puis j’ai ajouté des bandes (orange) autour de la scène pour conserver un cadre blanc. J’ai ensuite tamponné le sapin de gauche et je l’ai masqué (rose). Pour créer une petite pente, j’ai découpé un Post It bleu et couvert la zone pour ne pas avoir d’aérographe dessus.

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Etape 2

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Utilisez votre couleur la plus claire B00 en balayant de gauche à droite et inversement en partant du bas et en vous arrêtant à la moitié du ciel. J’aime bien utiliser 2 tons pour le ciel (ici B et BV) et je commence toujours par ma couleur la plus claire, ce qui me laisse toujours la possibilité de foncer après. 

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Etape 3

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Partez maintenant du haut du ciel en utilisant votre 2e couleur – BV02 ici – et descendez peu à peu afin de rejoindre la zone faite au B00.

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Etape 4

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Foncez le ciel en partant du haut avec une teinte plus foncée – BV04 ici – et arrêtez vous dans la zone faite au BV02. La transition entre les deux est un peu visible mais nous allons l’adoucir après. 

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Etape 5

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Reprenez votre BV02 et repassez sur toute la zone faite au BV04 et BV02 en insistant sur la zone de transition entre les deux BV pour la fondre, et avancez sur le début de la zone en bleu B00.

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Etape 6

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Enlevez les masques. Il ne reste maintenant plus qu’à colorier le reste de la scène avec vos feutres COPIC. Voici la carte finie:

Tuto G copyr redim wtmk def

Peau: E000, 00, 11
Cheveux: 100, B41, C5, 7
Violet: V09, 12, 15, 17
Bleu: B34, 37, 39
Coeurs: R37
Fond: B00, BV02, 04
Sapins: BG000, C0, 1, 3, E31, 35, 39, 59, G28, YG03, 17, 67
Neige: BG000, C0, 1, 3

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Merci de votre visite et bonne journée!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Joyeux Noël!

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous et Joyeux Noël! Je partage aujourd’hui une carte de Noël toute simple, réalisée avec mes feutres COPIC – juste un personnage, un sentiment et de la couleur!

Jinkles Elf prof copyr wtmk

J’ai utilisé une image digitale Make It Crafty qui s’appelle Jinkles Elf et j’ai commencé par mettre de la couleur sur le fond avec la pointe pinceau de mon COPIC YG03, puis j’ai colorié le personnage avec mes feutres COPIC. J’ai coupé mon image avec une découpe My Favourite Things, puis à l’aide d’un Blending Tool, j’ai appliqué de l’encre Distress Peeled Paint puis Pine Needles autour de l’image. J’ai ensuite tamponné un sentiment CC Designs du set Christmas Sentiments II avec de la Versamark et je l’ai embossé en blanc.

Jinkles Elf GP wtmk

Peau: E000, 00, 01, 11, 23, 70, R20
Cheveux: 100, B41, C5, 7
Yeux: BG000, E31

Bonnet: C5, R35, 37, 39, 89, Y11, 21, 26, 28, W0, 1, 3, 5
Haut: C5, R35, 37, 39, 89, YG95, 97, 99, W1, 3
Houx: G24, 28, 29, YG01
Ombre au sol: W5
Fond: YG03

Jinkles Elf copyr wtmkTrès belle journée à tous et Joyeux Noël!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Comment colorier des cheveux bruns tressés avec COPIC

 

Par Sika Chan, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous !

Voici un tutoriel pour colorier une tresse de cheveux bruns.

Pour faire la coloration des cheveux bruns, j’ai utilisé le matériel suivant :

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Je réalise mon encrage de base (avant la coloration) en sépia (brun) avec les stylos Copic Multiliner.

Pour les cheveux tressés, je commence toujours par le haut des cheveux pour terminer par la tresse. Le début de celle-ci étant sous les mèches, elle doit être plus foncée que le reste.

Donc pour le haut, je choisie la zone où est ma mèche principale pour commencer. C’est la partie la plus importante des cheveux, car c’est là où frappe la lumière, donc l’endroit le plus claire.

 Brun ABrun BBrun CBrun E

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma première étape consiste à mettre ma couleur de base, la plus claire. J’ajoute successivement les couleurs plus foncées en partant du haut du crane et du bout des pointes, (sauf pour les mèches juste au dessus de la tresse que je laisse volontairement plus claire, pour avoir un meilleur contraste par la suite).

Ici, j’utilise le COPIC E35 comme base, puis le E37 pour les ombres claires. Je rajoute un peu de E35 pour estomper la différence entre les deux feutres. Ensuite, le E59 pour les zones foncées, et le E57 pour tracer ou accentuer certaines mèches .

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Je continue exactement de la même façon pour la mèche suivante.

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Quand la moitié de la partie supérieur des cheveux est coloriée, j’encre au stylo COPIC Multiliner noir 0,1 et 0,05, et j’ajoute quelques traits noir dans les mèches. Puis avec le COPIC Multiliner sepia 0.05 et 0.1, je trace des traits brun pour donner de la texture. Je fais bien attention de suivre la forme de la mèche.

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Je procède de la même façon pour l’autre côté de la tête.

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Pour la tresse, il faut partir du haut vers le bas. La première partie, celle sous la frange, doit être plus foncée que le reste. J’utilise donc le COPIC E49 (très foncé) pour bien marquer cette zone, et les mêmes COPIC qu’avant pour le reste.

Il faut bien faire attention de respecter la forme des boucles au moment de la colo, pour donner une dynamique. La mèche de cheveux part de l’arrière-centre de la boucle de dessus pour aller vers le centre de la boucle du dessous

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Pour les finitions, j’utilise le stylo COPIC Multiliner noir 0.1 pour rajouter quelques mèches qui sortent de la tresse pour donner un peu plus de naturel. Je peux aussi en ajouter sur le haut de la tête pour donner une impression de légèreté. Enfin, avec un marqueur blanc Graph’it shake, j’ajoute quelques touches de lumière.

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Merci de votre lecture et bonne colorisation !

Sika Chan http://www.facebook.com/Sika.Chan.ART

Interview de Emmanuel Nhieu, auteur et illustrateur BD

 

Quel est votre parcours ?

Il n’a rien à voir avec la bande dessinée. J’ai eu un bac STG, suite à quoi j’ai attaqué une licence de droit que je n’ai pas mené à terme. Après quelques boulots alimentaires j’ai signé mon premier album ( Nocturnes Rouges ) aux éditions Soleil. C’était en 2000.

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Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

J’ai toujours dessiné. Sauf qu’au moment où la plupart des gens arrêtent de le faire, moi j’ai continué. Par contre ce n’est pas l’illustration qui me tentait, mais la bande dessinée. Mon but était avant tout de raconter des histoires.

Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Sur le tas. En lisant des bandes dessinées, que ce soit du franco/belge, du manga ou du comics. On recopie et on finit par se forger son propre style. C’est valable pour le dessin pur, mais aussi pour les cadrages, la narration etc… Je m’inspire également beaucoup du cinéma et des jeux vidéos.

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Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les artistes que vous admirez ?

En ce qui concerne les dessinateurs il y a entre autres Akira Toriyama, Joe Madureira, Scott Campbell, Mignola, Loisel, Lauffray, Adam Hugues, John Byrne,… Pour ce qui est du cinéma Sam raimi, David Fincher, Quentin Tarantino, Steven Spielberg,…

A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Je fais de la BD grand public en rapport avec ce que j’aime lire ou voir. Pour les univers que j’ai eu l’occasion d’aborder, cela va de l’heroic fantasy, au western steam punk, en passant par le space opéra et la science fiction plus classique. Ceci dit j’aimerais assez me lancer dans un projet intimiste. Mais j’attends de murir ça encore quelques temps.

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Je travaille à la maison et aux terrasses de café lorsque le temps me le permet (vivant dans le sud, je suis assez chanceux de ce point de vue là). A l’extérieur je fais essentiellement du story-board et des crayonnés. Pour les travaux qui demandent plus de précision (encrage) ou bien l’utilisation de matériel informatique je suis dans mon atelier.

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Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

Tout d’abord je réalise un découpage de mes pages sous forme de story board que je finalise une fois qu’il est validé, ensuite je mets mon crayonné au propre, j’encre et je termine en montant mes cases et en ajoutant les textes. Je n’ai pas d’horaires de travail précis, mais la plupart du temps je travaille matin, après-midi et soir, y compris le week-end.

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

Pour le crayonné j’utilise des mines bleues 0.7 Pentel, ainsi qu’une table lumineuse. Pour l’encrage, cela varie selon les périodes. Parfois j’utilise le feutre (0.05, 0.1 et 0.5 Micron), parfois le feutre pinceau (Faber Castel), voir même les 2 en complément. Tout dépend du feeling avec l’instrument et avec le dessin à encrer. Pour la colorisation des planches je travaille sur une cintiq 13hd de Wacom.

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Comment connaissez vous les COPIC ?

J’ai découvert COPIC par le biais d’auteurs qui utilisaient les marqueurs en séances de dédicaces.

Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

Naturellement de par la qualité du matériel, du fait de pouvoir nuancer facilement les couleurs et par leur palette très large et aussi dans un soucis écologique puisque ce sont des marqueurs rechargeables.

Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ?

J’utilise des COPIC Sketch. Je ne me sers quasiment que de la mine pinceau car elle permet un mouvement fluide. Pour ce qui est de la technique je pars d’une base claire sur laquelle j’ajoute les ombres, ainsi que des effets. Ensuite j’encre par dessus.

Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

Du papier spécial pour marqueurs, sans marque en particulier… en fait c’est selon ce que je trouve en papeterie.

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Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

J’aime les nuances de gris, les nuances chairs, ainsi que les pastels.

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

Je ne suis pas coloriste à la base, donc j’aurais du mal à développer le côté technique, mais je lui conseillerais, par rapport au prix des marqueurs qui peut paraître prohibitif, d’avoir en tête que contrairement aux autres marqueurs, ceux-ci sont rechargeables ce qui, au final ramène le marqueur à un prix très raisonnable et, qui plus est, cela fera du bien à notre planète.

Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

En fait j’ai une utilisation bien spécifique de l’informatique et du traditionnel. Pour ce qui est de la mise en couleur de planches de bande dessinée, je travaille sur ordinateur. Alors que pour les travaux d’illustration je me tourne vers les marqueurs. Et si l’on doit comparer d’un point de vue pratique, il est indéniable que l’outil informatique est bien plus permissif : on peut se tromper. C’est moins le cas en traditionnel. Mais, question sensation, et même si les nouvelles tablettes se rapprochent des outils et matériaux traditionnels le contact du papier reste inégalable. Mais c’est peut-être une question de génération et qui sait, dans 10 ans les jeunes artistes seront 100% numériques… ce serait dommage mais bon…

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Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

Le plus difficile… le prochain qui constituera un gros challenge puisque ce sera un manga en 3 tomes de 180 pages chacun. Et le plus satisfaisant, j’ose espérer que ce sera le même.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Être pluridisciplinaire, car cela devient de plus en plus difficile de ne « vivre » que de la BD. Sinon d’être persévérant (de toutes façon si on le l’est pas, on ne va pas bien loin) et de garder sa passion intacte.

Quels sont vos projets futurs ?

Comme je le disais précédemment j’attaque un manga intitulé « Tatau » en début d’année prochaine, dont le 1er tome sortira en mars 2016 chez Ankama. Avant cela, sortira aux éditions Soleil un one-shot de science fiction dont je n’ai pas trop le droit de parler… et courant 2015 je lancerai un financement participatif pour éditer le second volume de mon sketchbook « Sketch n Coffee ».

 

Pour contacter Emmanuel Nhieu, rendez-vous sur:

https://www.facebook.com/pages/Emmanuel-Nhieu

http://lagrottedelours.over-blog.com/