Carterie Créative avec les feutres COPIC: Petite sirène

 

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Je vous propose aujourd’hui une sirène manga – j’aime beaucoup ces personnages, et quand il s’agit en plus de sirènes… L’image que j’ai utilisée s’appelle Siren of Pearls, disponible chez Make it Crafty.

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J’ai colorié ma sirène au COPIC. Pour aller avec elle, j’ai choisi un cadre chipboard Make it Crafty (Delicate Ornate Circle Frame), colorié avec un Posca bronze. J’ai aussi ajouté un sentiment chipboard « Hello » colorié avec le même Posca et un stylo gel. Les deux papiers que j’ai choisis pour ma carte sont de la marque Doodlebug.

SOP GP copyr wtmk copic

Peau: E000, 00, 11, RV02
Yeux: B02, B63
Ecailles: B63, 66, 69, BG13
Cheveux: E25, 59, YR21

Pour créer les écailles, j’ai fait des petits points avec mes Copic, en commençant par la couleur la plus foncée, B69, et en éclaircissant peu à peu ma zone coloriée avec du B66 puis B63. J’ai laissé quelques petites parties en blanc, puis je les ai recouvertes avec du BG13.

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Merci de votre visite et bon week-end!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.com/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Du soleil!

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Temps pluvieux, mais rien ne nous interdit de penser déjà aux vacances – d’où la carte d’aujourd’hui 🙂 Pour cette carte, j’ai utilisé un tampon Tiddly Inks appelé Beach Babe.

Beach Babe wtmk copic

J’ai tamponné mon image à l’encre Memento Tuxedo Black et je l’ai mise en couleurs avec mes COPIC en ajoutant la plage. J’ai ensuite utilisé une découpe My Favorite Things rectangulaire pour couper ma scène, et l’ai placée sur une autre découpe de la même marque. Le papier utilisé pour la base de la carte est un papier Bo Bunny. 

Beach Babe GP wtmk Copic

Peau: E000, 00, 11, 13
Cheveux: E25, 43, YR21
Maillot: R00, 02, 05
Sac: YG91, 93, 95
Serviette: BG000, 01, R00, 02, 05
Sable: E50, 51, 53, W3
Ciel: BG01
Mer: B04, 26, BG01, 07, 45, 57

Merci de votre visite et belle journée à tous!
Delphine
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Carterie Créative avec les feutres COPIC: pas besoin de papiers imprimés!

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Je partage une carte très simple aujourd’hui, sans papiers imprimés. L’avantage de ne pas en utiliser et de faire éventuellement ses propres papiers est qu’on, peut créer une carte avec des couleurs parfaitement en harmonie.
 
Pour ma carte, j’ai utilisé l’image Funky Mother disponible chez Make it Crafty.

Funky A copyr wtmk
 Peau: E000, 00, 11, 13, RV02
Cheveux: E25, 59, YR23
Yeux: B00, 63
Rose: RV00, 02, 04
Beige: E40, 41, 42, 43, 44

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J’ai ensuite créé la base de ma carte sur du papier compatible Copic. J’ai tiré un trait à la règle au Copic Multiliner Sépia (0.3), puis j’ai colorié la bande avec un rose utilisé dans mon image – RV02. Ensuite, à l’aide d’un pochoir Paperbabe Stamps et avec un Copic Multiliner Sépia toujours (0.1), j’ai rapidement dessiné le contour des points pour avoir un motif régulier, ce que j’aurais eu du mal à faire sans pochoir. Enfin, j’ai recréé les pois avec un Posca Bronze pour rappeler la couleur des cheveux de mon personnage.
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J’ai coupé l’image avec une découpe MFT ovale et peint un cadre chipboard Make it Crafty – Delicate Love Oval Chipboard Frame – avec toujours le même Copic rose RV02 et le même Posca Bronze. Enfin, j’ai ajouté des paillettes aux coeurs du cadre.
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J’ai collé mon image sur ma base avec de la mousse 3D pour avoir un peu de relief et voilà!
 
 Funky F copyrb wtmk
Merci de votre visite et bon dimanche! 
Delphine
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Apprenez à utiliser vos marqueurs COPIC !

Un événement pour les fans français de COPIC : la traduction aux éditions MARABOUT du livre de Midorihana YASAIKO « La mise en couleurs avec les marqueurs COPIC » !

 

Midorihana YASAIKO est une artiste et illustratrice japonaise de mangas. Elle dessine sous les pseudonymes de Burokkori-ko et de Hidekazu Gomi, dans les mangas pour garçons (SHONEN).

 

Son livre « La mise en couleurs avec les marqueurs COPIC », traduit du japonais et déjà édité dans de nombreux pays est une présentation complète des célèbres feutres à alcool, avec des illustrations réalisées par elle-même et des conseils et leçons pratiques sur l’utilisation des marqueurs.

copic book

Une introduction en couleur

Le livre s’ouvre sur une galerie de nombreux dessins de l’auteure réalisés au COPIC. Le style de Midorihana Yasaiko se rapproche de l’univers Manga fantastique et onirique. Ce sont sur ces superbes réalisations que vous apprendrez à maîtriser les différentes techniques de mise en couleur au COPIC.

illustration du livre copic

 

livre copic extrait

En plus de ses dessins mangas, Midorihana Yasaiko a aussi fait le choix d’exposer une sélection d’œuvres d’artistes fans.

illustration copic

 

image livre copic

Grâce à la variété de dessins, le lecteur se rend compte du très grand nombre de rendus qu’il est possible d’obtenir avec les marqueurs COPIC.

 

Quand la théorie rejoint la pratique

Dans la seconde partie du livre, l’auteure enseigne la mise en couleurs avec les feutres à alcool COPIC et dévoile toutes les techniques qu’elle utilise pour les nuances et dégradés.

Mais pour commencer, Midorihana Yasaiko vous apprend les bases ! Vous découvrirez les différents marqueurs COPIC : les COPIC Sketch et COPIC Ciao et leurs deux pointes.

double twin markers book

copic image

L’auteure se rapproche ensuite du sujet principal du livre : la couleur. Elle dédie ainsi une double page à l’explication des couleurs COPIC et à leur classification avec un nuancier détaillé.

Midorihana YASAIKO book

En introduction à la pratique, elle expose les bases de sa technique de mise en couleur. Vous trouverez donc différentes astuces et techniques telles que : créer une finition uniforme, choisir une couleur, projeter la lumière et l’ombre ou encore des exemples de tons pour une parfaite teinte de la peau.

Ensuite, vous apprendrez à colorer en dégradé, selon plusieurs méthodes expliquées et illustrées de manière simple mais précise.

les ombres dessins

 

faire un dégradé marqueur alcool

Une fois que les bases sont posées, vous entrerez dans une partie plus technique avec des conseils artistiques et leçons pratiques sur la création des textures comme les rouages argentés, les feuilles vertes sur un arbre, un mur de brique, un jet d’eau, etc. Ce travail sur les textures est expliqué et décomposé étape par étape pour comprendre le jeu de couleurs, d’ombres et de lumières.

texture dessin copic

Un livre rempli de surprises

Ce livre offre un nuancier des couleurs des marqueurs COPIC Sketch. Les couleurs sont présentées par famille avec un rendu après application simple et après application double (sur deux couches) de la couleur.

colorisation copic

Le bonus : la première scène de la galerie de l’auteure est représentée sur la couverture du livre ! Il ne reste plus qu’à appliquer tout ce que vous venez d’apprendre !

livre copic

Au cœur de cet ouvrage, l’illustratrice reprend toutes les étapes de la mise en couleurs des illustrations de la galerie du début. Vous mettrez ainsi donc en application les différentes techniques vues depuis le début : les nuances et dégradés, la lumière et les ombres, les textures, la transparence, etc.

dessiner avec copic

tuto copic

 

À vos marqueurs !

Avec ce livre, vous n’aurez plus d’excuse pour dire : « les COPIC, j’en ai mais je ne sais pas les utiliser »

Carterie Créative avec les feutres Copic: Combiner ses Copic avec d’autres media

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Aujourd’hui une carte Copic, mais pas seulement 🙂 Pour mettre en valeur votre mise en couleurs, vous pouvez utiliser de l’aquarelle, du crayon etc… en combinaison avec vos feutres COPIC. J’ai réalisé un exemple avec une image digitale Make it Crafty qui s’appelle Grooving Jasmine

Jasmine A copyr wtmk

J’ai rogné mon image dans Word et je l’ai imprimée sur du papier aquarelle Canson Montval. Le papier aquarelle ne réagit pas comme le papier Copic habituel – en fonction des marques, on peut avoir un effet un peu buvard, des couleurs qui se mélangent moins bien et qui ont un rendu plus foncé. Il faut donc tester ce qui convient le mieux à ce que l’on veut faire. 

J’ai colorié Jasmine avec les feutres suivants:

Peau: E000, 00, 11, 13, RV02
Cheveux: 100, BV04, C7, 9
Violet: V09, 15, 17
Rose: RV02, 04, T3
Bleu: B95, 97, 99
Doré: Y11, 26

JAsmine B copyr wtmk bis

J’ai ensuite fait un fond tout simple avec des feutres aquarellables Zig rose et violet pour aller avec les couleurs COPIC de mon image.

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J’ai ensuite ajouté quelques détails à mon image: un peu de relief avec mes crayons Polychromos (jamais de crayon avant la mise en couleur au COPIC pour ne pas abîmer la pointe de vos feutres), surtout du noir sur les cheveux et les vêtements, et du mauve pour la peau. A l’aide de mon COPIC Opaque White, j’ai mis quelques touches de blanc et ai dessiné quelques notes au stylo gel.

A gauche, image au COPIC – à droite, image avec les détails ajoutés.

Jasmine D GP wtmk

Pour faire ressortir l’image, j’ai utilisé un cadre Make it Crafty, colorié au Posca et dont j’ai recouvert le noir et le rose de colle à paillettes. Enfin, j’ai fait quelques points blancs et changé la couleur de mes notes.

Jasmine D wtmk

Merci de votre visite et bonne journée! 
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Promenons-nous dans les bois…

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Je partage aujourd’hui une carte que j’ai faite pour le blog Copic Marker Europe, avec un petit Chaperon Rouge… J’ai utilisé une image Paperbabe Stamps évidemment appelée Little Red Riding Hood et j’ai construit une scène autour de mon personnage.

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J’ai d’abord fait le ciel, en B000 et B00, et j’ai ajouté un nuage avec du BV20, C0 et C1. Je savais que j’allais ajouter des arbres mais j’ai colorié le ciel d’abord et en entier car la couleur très claire permet de colorier par-dessus et ne se voit bien sûr pas.

LRRH B copyr wtmk

J’ai commencé par faire des arbres à gauche, avec mes COPIC E31, 35, 49, 59, 79 et du B39, G28, YG01, 03, 17 pour le feuillage. Pour remplir l’espace entre mes arbres, j’ai mis un peu de E71 et E74. J’ai ensuite fait l’arbre de droite avec les mêmes couleurs pour le tronc, et du G40, 99, YG03, 45, 63, 95 pour les feuilles. J’ai ajouté des buissons avec mes G28, YG01, 03, 17 et ajouté des formes au loin en G40, 43 et BV000, 00.

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J’ai colorié l’herbe de bas en haut en YG01, 03, 06, 17, 67.

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J’ai ensuite colorié mon personnage – en commençant par la peau, puis les vêtements et en terminant par le rouge et le noir pour éviter d’amener de la couleur dans les parties claires de mon image (liste complète des feutres ci-dessous). Pour avoir un peu de relief, j’ai rajouté des brins d’herbe au premier plan avec du T7, G28, BG78 et YG17.

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J’aurais pu m’arrêter à l’étape précédente, mais j’aime bien ajouter des petits détails avec des stylos gel Gelly Roll et Pentel. 

Ciel: B000, 00, BV20, C0, 1
Arbres de gauche: E31, 35, 49, 59, 79, B39, G28, YG01, 03, 17
Arbre de droite: E31, 35, 49, 59, 79, G40, 99, YG03, 45, 63, 95
Buissons: G28, YG01, 03, 17
Arrière-plan: BV000, 00, G40, 43
Herbe: YG01, 03, 06, 17, 67
Brins d’herbe: BG78, G28, T7, YG17

Peau: E000, 00, 11, RV02
Chevelure: 100, BV04, C7, 9
Rouge: R35, 37, 39, T5
Robe mauve: BV00, 01, 02, 04
Blanc: T1, 3
Panier: E31, 35, 37

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Merci de votre visite et à vos marqueurs!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Interview de Benjamin Favrat, illustrateur et photographe

 

Quel est votre parcours ? 

Je suis né en 1985 dans un petit village de Haute-Savoie. Concernant mes études, j’ai passé un BAC Scientifique, puis j’ai fait des études d’anglais. J’ai ensuite travaillé 4 ans en Office de Tourisme et je suis illustrateur / photographe indépendant depuis 2012.

Je vis toujours à la montagne, mais suis souvent en déplacement à Paris ou ailleurs.

Atelier - Pack voyage

 

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

Je dessine depuis que je suis petit. Ça a toujours été une passion, mais je n’envisageais pas pouvoir en faire un métier un jour. J’ai donc fait des études tout en continuant à dessiner pendant mon temps libre. Je m’y suis remis sérieusement quand j’ai terminé la FAC. J’ai donc travaillé au pôle communication d’un office de tourisme où j’ai pu dessiner des affiches par exemple, et progresser en graphisme et en illustration digitale et j’ai créé mon entreprise en photo / illustration il y a 4 ans, après avoir fait quelques modestes expositions et pour répondre à la demande après avoir partagé un peu mon travail, d’abord pour des copains qui avaient besoin de logos, puis, le bouche à oreille aidant, pour d’autres clients très divers.

Et je dois dire que j’adore le tatouage depuis que j’ai acheté mon premier magazine quand j’avais 15 ans. J’ai suivi l’évolution du milieu, et beaucoup de tatoueurs sont avant tout de vrais artistes, avec un trait impressionnant et un univers graphique incroyable. Je suis toujours très inspiré et très motivé par ce milieu, et j’ai beaucoup dessiné dans l’idée de préparer un book pour chercher un apprentissage auprès d’un tatoueur. C’est toujours en projet, affaire à suivre.

illu dandy

 

Comment vous êtes vous formé au dessin ?

J’ai appris tout seul, en faisant, j’ai lu beaucoup, regardé une quantité astronomique de dessins animés, regardé des tutos sur internet, mais je n’ai pas suivi de cours, ni fait de formation particulière. Je me suis mis au digital assez tardivement, en illustrant petit à petit les visuels de communication qu’on me demandait de faire au travail.

Je dessine tous les jours et je vois mon trait changer, j’ai encore plein de choses à apprendre, c’est sans fin et c’est surement ce qui me plait le plus.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les artistes que vous admirez ?

Je suis complètement fan des productions des studios Hanna Barbera et l’élégance sans âge des anciens Disney comme les Aristochats ou les 101 Dalmatiens (Roger Radcliff est mon héro).

Je suis très inspiré par le style des dandies à moustache, le jazz des Big Bands, les vieux films et la danse !

Mes idoles, pour ne citer qu’eux :

Illustrateurs anciens : Mary Blair, Al Dempster, Ralph Hulett, Walt Peregoy, Mirosval Sasek, Aurelius Battaglia, Alphonse Mucha …

Illustrateurs contemporains : Sibylline, Loish, Jotaka, Margaux Kindhauser, Fernando Vicente, Pernille Orum, William NGhiem, Alegiorgini, Jessica Leigh, Jaw Cooper, Erik Jones, James Jean, Laura Brouwers, Brittney Lee, Agreda, Steve Simpson, Annette Marnat …

Tatoueurs : Alex Lauz, Vladimir Arhipkin, David Cote, Ninteendo, Sacha Unisex, Toni Donaire, Stockton Lee, Brian Povak …

Insta Bowie

 

A quel style s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Difficile à dire. Je travaille beaucoup sur commande et je dois adapter le style à la demande. J’affectionne en tout cas l’illustration retro, éditoriale ou jeunesse, et le style neo-traditionnel dans le tatouage.

C’est très divers, souvent assez coloré, surtout en digital et avec de longues barbes, qui sont devenues un peu par hasard ma signature. Ma thématique préférée reste celle de l’univers maritime, ça me permet de dessiner des éléments nautiques en bois, du cordage, et plein de marins et de pirates !

Insta Londres

 

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

J’ai un atelier à la montagne, avec au rez de chaussée un poste de travail « crayon », mon ordinateur, une tablette graphique, tout mon matériel de dessin, ainsi qu’une partie de mes appareils photos, et quelques livres, une imprimante et une partie de mes sketchbooks. A l’étage j’ai un petit studio photo et une salle noire pour le développement argentique et la sérigraphie.

Etant souvent en déplacement, j’embarque mon ordinateur portable, ma tablette cintiq, un Moleskine watercolour et depuis peu un Crescent RendR, un trousse de crayons et une sélection de Copic.

 

Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

Mon emploi du temps change tous les jours. Étant également photographe, je peux passer une journée à shooter en extérieur, ou alors rester à dessiner à l’atelier sans me rendre compte de l’heure, ou encore sketcher dans le train quand je suis en déplacement.

Je m’adapte et je travaille souvent très tard le soir.

Atelier 1

 

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

Pour le travail que je vais encrer, j’utilise très souvent un crayon à deux mines : rouge pour le sketch et bleu pour les contours « propres » et les ombrages. J’utilise ensuite une table lumineuse et j’encre sur une nouvelle feuille blanche avec des marqueurs noirs de différentes tailles, au Micron (Sakura), ou au Pigment liner (Staedler), ou encore au brush de Pentel (que j’adore mais que je ne maitrise pas encore très bien). J’ai également des multiliners de Copic depuis quelques jours et je dois dire qu’ils sont impressionnants, d’un noir profond, et ils ne bavent pas au contact des marqueurs, c’est plutôt appréciable. Le travail de contours noirs me permet de scanner et vectoriser mes tracés pour un logo par exemple, ou pour une colorisation digitale. Il est rare que j’encre sur photoshop.

Si je dessine pour moi, j’utilise le plus souvent des crayons de couleur aquarellables, dans les tons bruns ou roses pour le traçage, j’ajoute souvent des contours noirs et j’ajoute la couleur directement au marqueur.

Insta barbafleur

 

Comment connaissez vous les COPIC ? Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

Quand j’ai travaillé sur le livre d’illustration « De l’Art d’être un Monsieur », j’ai utilisé principalement l’encre et l’aquarelle. Et puis le résultat était parfois hasardeux, les scans étaient un enfer à retoucher sur photoshop, et je voulais quelque chose de plus uni, pour avoir de beaux aplats de couleurs propres et lisses. Après m’être renseigné, et avoir vu que certains tatoueurs les utilisaient, je me suis dirigé vers les marqueurs à alcool.

J’ai d’abord acheté des DB Twins de Dalbe, que j’aime bien, et qui ont une gamme de couleurs assez sympa. Puis j’ai essayé des Promarkers, très bien aussi. Et c’est à Paris il y a environ 2 ans que je suis tombé sur des Copic Ciao. J’ai acheté 3 skin tones pour essayer et j’ai adoré les pointes pinceaux et la grande gamme de couleurs. En plus, ils sont rechargeables. C’était exactement ce que je cherchais.

 

Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ?

Je n’utilise quasiment que des Ciao pour les couleurs, et des Sketchs pour les tons gris. Je ne me sers que des pointes pinceaux, les fameuses pointes nibs qui rendent les dégradés si faciles.

J’ai commencé avec un peu toutes les couleurs, dans l’euphorie, sans trop réfléchir, mais je me recadre depuis peu de temps, et j’essaie de réduire. J’adore travailler en teintes de gris : froids / chauds / toner / neutres, et en teintes de bruns (skin tones). Je pense que mon dessin va avancer rapidement dans ce style là. Et j’utilise en complément des crayons aquarellables, et surtout des pastels secs pour ajouter de la couleur à des dessins peu saturés, un peu comme du maquillage.

Atelier 2

 

Utilisez vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ? Les recharges VARIOUS INK ?

Je n’utilise que très rarement le blender, et pas encore l’aérographe, mais je suis assez curieux d’essayer.

J’ai quelques recharges Various Ink des couleurs que j’utilise le plus. C’est un investissement mais pour quelqu’un qui dessine beaucoup, c’est tout à fait rentable. Ca me faisait mal au cœur de jeter tous ces markers à chaque fois, simplement parce qu’ils étaient secs. Je trouve génial le fait de pouvoir les garder et les utiliser presque à l’infini juste en les rechargeant en encre.

 

Sur quel support utilisez vous les COPIC ?

Principalement sur du layout Créa pour les dégradés lisses, et sur du Marker Pad Copic pour des contrastes plus francs. De temps en temps sur papier aquarelle (Arches), si j’ai besoin que l’encre fuse. Je viens de recevoir un sketchbook A5 RendR de Crescent et je suis assez bluffé, le grain du papier est assez beau, l’encre fuse juste ce qu’il faut, et le marker ne traverse absolument pas le papier ! Il faut juste connaître son matériel par cœur, parce que quand on applique l’encre des markers, le papier semble devenir transparent, comme si on avait utilisé de l’alcool pur, la couleur définitive n’apparaît qu’en séchant.

J’ai aussi utilisé un sketch noir pour les aplats pour faire une série de planches de skate custom, sur du bois donc.

illu chiens

Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

Nuances de gris (chaleurs différentes) + skin tones ou 1 ou 2 couleurs. J’adore ce mélange. Le travail en noir(s) et blanc(s) m’oblige à travailler un peu plus finement, et j’ajoute de la couleur au crayon par la suite.

Les gris et les bruns fonctionnent bien ensemble, le mélange est relativement naturel voire organique, les contrastes sont très doux, et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la photo argentique, que je pratique de plus en plus.

J’aime beaucoup travailler avec des couleurs foncées et éclaircir ou simplement jouer sur la lumière au pastel sec par la suite.

illu madame fourrure

 

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

Je conseillerais sans hésiter des Copic Ciao ou Sketch. Quelques Ciao c’est très bien, moins cher, et ça permet de s’habituer aux pointes pinceaux.

Côté couleurs, je pense à une palette de gris. Même un sur deux, par exemple N1, N3, N5, N7 et N9. Et puis deux skins tones, par exemple E21 et E33. Ca me paraît déjà bien pour commencer. Après on peut ajouter quelques couleurs, pas forcément des primaires, mais une ou deux couleurs au choix qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, un R37 et un BG 34 par exemple. Et pourquoi pas un Blender pour travailler les dégradés.

Je lui conseillerais aussi d’essayer plusieurs types de papier pour trouver celui qui lui convient le mieux, c’est très important.

 

Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ? 

Les deux se marient très bien. Je trouve le marqueur plus facile à scanner que l’aquarelle par exemple, et très facile à travailler sur photoshop.

Les multiliners sont très noirs et sont faciles à vectoriser.

Comme je ne me suis mis au digital qu’assez récemment, j’ai du mal à travailler directement sur tablette graphique, il me faut toujours au moins un sketch de base, au crayon, voire au marqueur.

Avec toutes les possibilités de création de brushs sur photoshop, les dessins aux marqueurs sont faciles à retravailler, à intégrer, à compléter…

J’aime les deux, et je me servirais plutôt des marqueurs pour du travail perso, et du digital pour des commandes clients, qui peuvent nécessiter des retouches conséquentes.

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© Benjamin Favrat et Apolline Couverchel

Est il nécessaire de connaître les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création ?

Peu importe le milieu artistique dans lequel on évolue, il me semble important de développer sa sensibilité et son trait avec les outils manuels « classiques » tout en étant conscient des possibilités qu’offre le digital.

Certains artistes sont hyper polyvalents (Tom Haugomat, Xoil…), ils utilisent différents outils, dont le digital, et savent créer un équilibre parfait.

On est en plein dans l’aire du numérique, et par conséquent des arts numériques (interaction, jeux vidéos, applications, web design, photo numérique, vidéos full HD 4K et plus…) et on assiste parfois à la course à la résolution. Pour faire le parallèle avec la photo, ça me rend triste quand on parle de qualité d’image uniquement en se référant au nombre de pixels.

Les arts et les technologies évoluent ensemble et je pense que tout est possible question avenir des outils de création, avec plus ou moins de succès, pendant une période plus ou moins longue selon les modes.

En tout cas, après avoir vu une machine à tatouer programmée et automatisée sur ordinateur, je me dis qu’on peut s’attendre à quelques surprises, bonnes ou mauvaises.

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© Benjamin Favrat et Apolline Couverchel

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

C’est une sorte de challenge quotidien, mais je dois dire que le dernier gros projet sur lequel j’ai travaillé a été à la fois le plus difficile, et le plus satisfaisant : Flow 612. On nous a demandé à Apolline Couverchel, scénographe, et moi, de réaliser en collaboration le décor d’une installation à danser pour le jeune public, sur le thème de la jungle. On était une équipe de 6, avec responsable de l’interaction, un musicien, et un responsable technique, dirigés par le chorégraphe Daniel Larrieu. Apolline et moi dessinons beaucoup à la main, et on voulait un rendu « artisanal ». Apolline s’est chargé des textures, et détails de plantes et fleurs, au micron et Staedler, et j’ai utilisé un set de 12 Copic Sketchs gris froids pour faire les fonds. Le tout sur du layout A4 dans le but d’être scanné et imprimé sur toile.

Les aplats d’encre faisaient ressortir la texture du papier, et donnait du grain, presque du grain photo à l’image. Comme on voulait que les plantes soient lumineuses, comme s’extirpant de la densité de la végétation, on avait besoin d’un fond noir. Pour transformer le papier blanc en fond noir, on a travaillé en négatif. On a donc noirci tout ce qui devait être lumineux. Puis scan de l’ensemble des végétaux, « repositivé » et passé en noir et blanc sur photoshop, et on a construit notre décor comme ça. On a ensuite intégré les dessins des enfants et filtré l’ensemble pour interagir avec la lumière.

J’avais un peu peur de la qualité après impression, parce qu’on a tout dessiné sur du A4, et la toile fait tout de même 3m de haut sur 17m de long (soit un agrandissement de plus de 10 fois par rapport au format initial), mais le rendu est génial, on a un aspect quasi photo-réaliste et très immersif. Les enfants semblent apprécier, tout le monde est content. Ça a été une expérience humaine très riche, vis à vis de l’équipe, et aussi par rapport aux enfants de l’école qui nous a invités. C’était également un travail en binôme qui m’a appris beaucoup, et un échange très intéressant avec la lumière, la musique, et le mouvement évoqué par la danse. L’installation est artisanale, mais tout le mécanisme est digital, le décor a été fait à la main mais numérisé pour être filtré et imprimé… un bon exemple de pluridisciplinarité dont je parlais plus haut. C’était une très belle expérience.

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Flow612_instal3

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier? 

Je ne suis pas très bien placé pour donner des conseils, mais je lui dirais d’être curieux, créatif, et de travailler, travailler travailler, et surtout de s’accrocher. Le travail en freelance n’est pas facile, il faut être bien organisé, autonome, polyvalent, réactif et rigoureux… comme dans tout métier en fait… (rires). C’est en tout cas une belle aventure.

illu cavalier cadreQuels sont vos projets futurs ? 

Alors en vrac :

– J’adorerais retravailler en équipe. Après deux ans à travailler seul, et après l’expérience de Flow612 ces mois derniers, je me suis rendu compte que la dimension humaine et l’échange entre créatifs me manquaient.

– Même si j’adore le calme de la montagne, il est fort probable que je m’installe à Paris avant la fin de l’année.

– Je travaille en ce moment sur l’illustration d’une histoire de sorcière écrite pas une amie conteuse.

– Je voudrais bosser sérieusement mon book tattoo en vue d’une recherche d’apprentissage.

– J’aimerais trouver le temps de travailler le motion design et l’animation.

– J’aimerais aussi faire un artbook sur le thème des marins, et terminer « Cœur de Brigand », que j’ai commencé l’année dernière, ainsi que « l’aventure arctique ».

Sans parler des projets photo, mais ça c’est une autre histoire.

insta Sketchbook RENDR

 

Pour me retrouver sur internet :

Web : www.benjaminfavrat.com

Instagram : @ademainbenjamin

Facebook : Ademainbenjamin

A bientôt !

Merci !