Comment réaliser une ébauche de Gotham City aux feutres COPIC


Par Bernard Bosques, Blogueur invité.

Bonjour à tous,

Pour cette ébauche librement inspirée des ambiances de GOTHAM CITY (la ville de Batman) j’ai utilisé différents feutres de la marque COPIC.

gotham-city

TECHNIQUE :

En raison des grands à plat de couleur que représentent les vitrages des façades j’ai utilisé les feutres à pointe large Copic WIDE: W1, W3 et W5 (gris chaud), j’ai pu ainsi couvrir de grandes surfaces sans laisser de traces pour garder de la tenue au dessin. Les petites parties plus fines j’ai utilisé les Copic multiliner et les Copic Ciao pour finaliser certaines parties.

Dans la conception de ce dessin le décor sert d’écrin au personnage en pleine lumière.

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L’ENCRAGE :

Le dessin de héros comics requiert une grande précision au niveau des proportions et de l’encrage.

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La précision du trait est primordiale, la moindre nuance en dessin peut modifier l’expression. La gamme Copic comporte une série de marqueurs calibrés pour l’encrage d’une grande précision, j’ai utilisé en fonction du dessin le Copic Multiliner SP BS black , ce feutre permet de manier avec dextérité les pleins et les déliés avec une grande précision.

super—gotham

Maintenant à vos feutres !

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Merci de votre lecture et à très bientôt sur le blog COPIC !

Bernard BOSQUES

Interview de Stefano Tamiazzo, auteur, dessinateur BD et directeur artistique de l’Ecole Nationale de la Bande Dessinée de Padoue

Quel est votre parcours ?

Je suis né en 1968 dans une famille de tradition militaire dans l’aviation. Mon père et mon frère lisaient des bandes dessinées comme un hobby. Lorsque nous étions enfants la tradition du dimanche matin était la lecture des bandes dessinées dans le lit. A l’époque, c’était un luxe pour moi. C’est ainsi qu’a commencé mon amour pour cette façon unique de raconter des histoires

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

À l’âge de 14 ans, j’ai acheté une bande dessinée intitulée «L’homme du Zoulouland » « écrite et illustrée par Gino D’Antonio. Elle appartenait à une série intitulée « Un homme une aventure. » Coup de foudre pour ce volume de grand format en couleur ! Mais la bande dessinée italienne n’était pas tendance … Peu de temps après, j’ai découvert ce qu’était le modèle de bande dessinée franco-belge. Après la lecture de ce volume, ce que je voulais faire de ma vie m’est apparu clairement, je voulais dessiner des BD. 01 Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Ma formation est totalement autodidacte. Adolescent, je voulais être dessinateur réaliste, mais je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas ma nature. Je tendais vers la ligne claire, avec un dessin grotesque, et j’ai décidé d’aller dans ce sens. Les résultats furent remarquables, parce ce que je m’amusais, tout simplement.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes principales sources d’inspiration sont les livres d’histoire, les vieilles photos et les films. Ce sont trois passions qui m’accompagnent depuis toujours. 02 Les artistes que vous admirez ?

Tardi, Giardino et Miyazaki sont les auteurs qui m’ont le plus influencé de façon tangible en ce qui concerne le dessin. Ce sont les auteurs que j’ai le plus copié, essayant de capturer cette magie que je pouvais voir dans leurs planches. Parmi ceux que j’admire sans condition, en plus des trois ci-dessus: Sergio Toppi, Juan Jimenez, François Bourgeon, Enki Bilal, Hugo Pratt, Attilio Micheluzzi, Loisel, Juanjo Guarnido, Moebius, Satoshi Kon, Katsuhiro Otomo, Will Eisner, Enrico Marini. La liste est longue. 03 A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Tout ce que je sais, c’est que le réalisme ne m’intéresse pas, ni en ce qui concerne le dessin, ni pour les histoires. Je suis convaincu que le dessin grotesque a des possibilités expressives largement supérieures au dessin réaliste, et j’estime donc qu’il est capable d’aborder tout type d’histoire ! Il est vraiment important de ne pas tomber dans le ridicule, et de rechercher l’harmonie entre le dessin et le récit . D’ailleurs, le dessin est une métaphore, que chaque dessinateur exprime au travers du filtre de son point de vue très personnel. Le lecteur est juge.

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Mon atelier est divisée en trois petites salles.Le premier est là où je dessine. Je dessine sur une vieille table de la cuisine de mon enfance… Il y a une table lumineuse, un petit téléviseur, un lecteur DVD, des livres, des bandes dessinées, et des DVD, des outils de dessin, deux ukulélé et une figurine de Laputa dont je m’inspire au besoin. Ce sont des allers retours permanents à la librairie tout en travaillant! Dans le second, il y a deux ordinateurs, un Mac, un PC, une bibliothèque avec plus de 2500 titres, un lit et 5 ukulélé. Dans le troisième, il y a un photocopieur, le dépôt où je garde les planches originales , des croquis, des scénarios … et juste un ukulélé. 09 Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

J’aimerais avoir une routine de travail, mais ça m’est impossible ! Je joute chaque jour entre écrire et dessiner des bandes dessinées, ainsi que mon activité de directeur artistique à la Scuola Internazionale di Comics Page Facebook ( École Internationale de la Bande Dessinée, 9 lieux en Italie et un aux États-Unis, à Chicago). C’est une école de formation dans laquelle plus de 30 professionnels de la bande dessinée, de l’illustration, du cinéma d’animation, des arts graphiques, des jeux vidéo, etc. enseignent le métier à des centaines d’étudiants dans le nord de l’Italie.

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

J’utilise les Micromine HB, B, B2, B6 pour les crayons et les marqueurs COPIC pour les storyboards. Pour l’encrage j’utilise des Rapidographes de différentes marques et des fude pen. La coloration est réalisée avec des marqueurs Copic et des crayons de couleur. La table lumineuse A3 est fondamentale dans mon processus de travail. 04 Comment connaissez vous les COPIC ?

J’ai découvert les COPIC par un collègue dans son atelier il y a un peu plus d’un an. Je suis rentré chez moi très intrigué et j’ai commencé à chercher des informations sur Internet.J’ai découvert le site Copic France et ai commencé à expérimenter quelques jours plus tard.

Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

La réponse est simples, les marqueurs COPIC sont les meilleurs. Une gamme complète, les produits sont fiables, avec des recharges fonctionnelles et des conseils parfaits dans l’assortiment et la qualité. L’ensemble de gris est sans comparaison. 05 Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ? J’utilise à 90% des COPIC Sketch mais aussi les COPIC « classiques », COPIC Wide et COPIC Multiliner (je n’utilise les Mutiliner que dans la phase d’encrage). Les COPIC sont à la base de ma technique de coloration.                                                                                                                                                                                                                               Tout d’abord, il y a:

A) Le  » color concept « , quel genre d’atmosphère donner à l’histoire à travers la couleur. Une histoire de science-fiction a des besoins différents d’une histoire qui se déroule au cours de la Belle Epoque. C’est une phase très importante. Vous devez expérimenter constamment et ne pas avoir peur de faire des erreurs pour trouver la bonne atmosphère. Si vous faites une erreur à ce stade tout le travail après aura du mal à décoller.

B) Le choix d’une palette de couleurs cohérentes à utiliser. Les couleurs ne doivent pas être trop nombreuses, et dans la façon dont je travaille, compatibles avec des couleurs neutres. Étant donné que lorsqu’on lit une BD deux pages se font face et donnent beaucoup d’information, une couleur doit ressortir pour attirer l’attention du lecteur. 06 A quel moment du processus de création d’une bande dessinée utilisez-vous les COPIC ?

L’étape de coloration est la dernière du processus de création d’une bande dessinée et est presque entièrement réalisée aux COPIC, avec des retouches aux crayons de couleur. C’est une étape très délicate car je place les couleurs directement sur l’original !

Utilisez vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ?

J’utilise le blender dans certaines situations spécifiques comme pour les effets spéciaux: l’eau, les murs et la brique pour le moment. Mais si besoin, je fais des essais. Le blender mélange très bien et surtout surtout il est facile à remplir. Je ne utilise pas l’aérographe COPIC car le processus de protection avec les masques est trop long à mon goût.

Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

J’utilise les papiers Winsor et Newton A3 « grain moyen » 220 grammes. La couleur s’étend bien et je peux intervenir si nécessaire avec d’autres types de couleur. Tous les types de papier que vous utilisez ont un rendu différent. Il est important d’en tenir compte et faire des tests sur différents papiers. 07 Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

Warm Gray, Cold Gray neutre et toner sont les bases de ma façon de mettre en couleur. Je n’aime pas les couleurs fortes, flash. Pour cette utilisation, les couleurs dites « neutres » permettent d’abaisser la saturation de certaines couleurs. Parmi mes combinaisons préférées (en plus du gris bien sûr) il y a E 70-71-74, BV 20- 23- 31, E 41- 42- 43- 44 et BG 90, 93, 96.

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

La question clé est d’étudier la « méthode COPIC »: le nom de la couleur, la classification de couleurs avec des initiales, le degré de saturation et de la luminosité, tous les deux en chiffres. Tout le monde essaie de sauter cette partie , mais il est crucial de choisir les bonnes couleurs et ainsi économiser un peu d’argent. Ce sont des notions que l’on trouve à la fois sur papier et sur le web … comme sur le blog Copic France, là où je les ai trouvé.                                                                                                                                                                                                                   Je conseille globalement de travailler avec peu de couleurs; aux débutants mais aussi aux gens avec plus d’expérience. Au début, vous pouvez vous servir que d’une combinaison de trois gris chauds (W1, 3, 5) et 3 froids (C1, 3, 5) et une paire de couleurs à choisir, en fonction de votre sensibilité. J’aime particulièrement le BV 23 et le E 70. L’important,  c’est que ne soit pas des couleurs trop lourdes afin de pouvoir les utiliser en combinaison avec du gris. 08 Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

La différence entre utiliser l’ordinateur et le marqueur, est dans la matière. Ceux qui travaillent avec l’ordinateur n’ont pas la matière. L’informatique et les marqueurs peuvent certainement être utilisés ensemble, et au début de mon approche avec COPIC j’ai pensé à travailler sur photoshop en « post-production ». Mais en quelques semaines, j’ai changé d’avis et éliminé l’ordinateur dans la phase de création de la coloration de la page. J’utilise l’ordinateur uniquement pour numériser les originaux.

Est il nécessaire de connaître les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création en bande dessinée ?

Il est certainement utile de savoir comment utiliser le numérique et les techniques de coloration traditionnelles. Un professionnel doit être capable de faire un peu de tout. Je ne parle pas au nom des autres, mais mon avenir en ce qui concerne la couleur est surement liée au COPIC. La plupart des BD sont colorisées à l’ordinateur … mais aujourd’hui ce qui est numérique … est sans matière. Une page colorée avec les marqueurs COPIC a un impact visuel très physique, vous pouvez en faire des expositions, vendre les originaux. COPIC est pour moi un mode de vie !

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

La série de science-fiction steampunk « La Mandiguerre«  publié par Delcourt, écrit par Jean David Morvan et avec mes dessins était en même temps difficile et aussi très satisfaisante. J’ai toujours été habitué à travailler seul, et le travail avec une autre personne est toujours un défi. La collaboration est essentielle pour stimuler un projet. Avec cette série publiée également en Italie, j’ai eu l’honneur de recevoir une nomination pour le meilleur dessinateur italien.  mandiguerre Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Préparez-vous bien, à fond, sérieusement ! En autodidacte ou dans une école spécialisée, bien étudier l’anatomie , la perspective, la théorie des ombres et tous les principes fondamentaux de dessin pour la BD. Bien comprendre ce qu’est le « story-telling ». Bien dessiner est important, bien dessiner la bande dessinée est autre chose !

Quels sont vos projets futurs ?

Je suis actuellement à la recherche d’éditeurs de langue française pour ma nouvelle série BD. Dans le cas d ‘édition en France, le projet a déjà une option éditoriale italienne et une néerlandaise. Les images de cette interview sont de cette série d’aventure écrite et dessinée par moi. La série se déroule en France entre 1894 et 1914, c’est l’histoire d’un groupe de personnes très spéciales dans l’apparence et la culture, forcées à sortir dans le monde, ce qui n’est pas une chose aisée lorsque vous êtes similaire à des monstres.

https://www.facebook.com/stefanotamiazzo.bd/

https://cynocephales.tumblr.com

http://www.pinterest.com/stefanotamiazzo/nouveau-projet-bd/

Une interview de Marco Santucci, artiste et illustrateur de COMICS pour Marvel

 

Quel est votre parcours ? Parlez-nous un peu de vous.
Je suis né à Arezzo en 1974 et je vis en Toscane, Italie.

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur de Comics ? Comment y êtes vous parvenu?

Evidemment, tout commence avec une habilité naturelle. Dés l’enfance, je me suis mis à remplir des carnets de dessins non seulement avec des croquis de personnages ou des situations mais aussi avec des histoires. En grandissant, je me suis rendu compte que je n’aimais pas seulement dessiner mais aussi raconter des histoires en image. Et le Comics était le medium qui me convenait le mieux dans cette optique.

Black Cat 01

 

Comment avez-vous appris à dessiner ?

J’ai été vraiment chanceux parce que j’ai réalisé très tôt que je voulais être dessinateur de Comics. Ensuite, j’ai rencontré Fabio Civitelli qui est l’un des principaux artistes italiens et qui travaille sur Tex, la série italienne la plus connue. En suivant ses précieux conseils, j’ai appris au fil des années les différentes techniques liées à l’anatomie, la perspective, le clair-obscur, tous les outils de base d’un artiste. Fabio m’a donné de sages conseil, quels auteurs je devais suivre et (très important), il m’a toujours expliqué pourquoi. Finalement, mon style est la somme de tous les artistes que j’ai observé et étudié.

Chez qui puisez-vous votre inspiration? Quels sont les artistes que vous admirez ?

Il y a de nombreux artistes que je pourrais mentionner : évidemment, après Fabio Civitelli, je pourrais vous dire Claudio Castellini, Claudio Villa, Alan Davis, Bryan Hitch, Alex Ross, Jose Luis Garcia Lopez, Adam Hughes et de nombreux autres. La liste est très longue. Chaque artiste peut vous donner un “morceau” de son art pour construire votre propre style.

Captain America_01

 

Comment organisez-vous votre studio, votre espace de travail ?

Et bien je travaille toujours entre la table à dessin et le PC. Le reste de mon studio est dédié à la bibliothèque, où je conserve tous les livres sur les artistes que j’aime et toutes les photos auxquelles je me réfère dans mon travail. J’aime le style réaliste, ce qui ne veut pas dire forcément photo-réaliste. En fait je préfère même conserver une part de caricature.

Quelle est votre journée de travail type?

Je commence à 9h00 du matin. En général, je fais le plan des pages en première partie de journée.

Le matin, je suis moins fatigué, mon esprit est plus frais donc je peux mieux réfléchir à la composition, au découpage, au scénario et à tous les éléments qui constituent une bonne histoire.

Une fois cette partie finie, généralement l’après-midi, je commence à travailler le crayonné, c’est la partie que je fais habituellement dans le travail d’un Comic (en fait, je suis principalement un dessinateur). Quand je termine les dessins au crayon, je les envoie à Patrick Piazzalunga qui s’occupe de l’encrage.

Hulk vs Spiderman final low
Quel matériel d’art graphique utilisez-vous pour dessiner, encrer et colorer à la main?

Je travail généralement sur du papier qui ne fait pas moins de 200g/m2 d’épaisseur. Pour l’encrage, j’utilise habituellement les pinceaux et encres de la marque Windsor & Newton ainsi qu’une série de marqueurs pour les détails. En général, je n’utilise pas de couleurs mais juste des tons gris pour faire les illustrations de couvertures. Pour ce type de travail, j’utilise les marqueurs à alcool COPIC. Dans les rares occasions où j’ai colorisé des dessins, je préfère utiliser des peintures acryliques.

Emma Frost 02

 

Comment utilisez-vous les feutres à alcool COPIC? Pourquoi avoir choisi COPIC?

J’utilise les merveilleux marqueurs COPIC quand je travaille sur des illustrations et des couvertures. J’aime vraiment les utiliser parce qu’ils sont d’incroyables outils, entre un marqueur et un pinceau. Les marqueurs Copic vous laisse créer de fantastiques aplats mais aussi des ombres. Dès que j’ai appris à les utiliser, ils sont devenus de superbes outils pour améliorer le rendu de mes images. J’aimerais les utiliser dans le travail de Comics au quotidien mais malheureusement cela prendrait trop de temps et les dates de finitions des projets ne me permettent pas de le faire.

Quelles sont les couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pour quoi ?

Généralement, j’utilise les marqueurs Copic Sketch plutôt que les Copic Ciao. Parfois, pour les surfaces larges, j’utilise les Copic Wide. Globalement, je préfère toute la gamme “Cool Grey”. Le gris froid est celui qui me donne le plus de satisfaction pour le résultat final mais c’est une question de goût bien sûr.

Dampyr_Narnia_2013

 

Quels sont les avantages et inconvénient à travailler avec des marqueurs à alcool ?

Jusqu’à présent, je ne vois aucun inconvénient. Peut-être le seul est que vous devez être prudent si vous les utilisez après quelque chose qui ne se mélange pas avec l’alcool. Certains types d’encres, par exemple, ne peuvent pas être mélangées avec de l’alcool ce qui peut être un problème. Une solution : si vous faites les contours avec de l’encre, vous pouvez les faire après les marqueurs !

Que préférez vous, le dessin au marqueur ou le dessin sur ordinateur ?

Cela dépend du point de vue. Pour la rapidité, peut-être que l’ordinateur est meilleur. Pour la « fraîcheur » et un résultat plus artistique… et bien je préfère les marqueurs. Le travail sur ordinateur est génial mais peut-être un peu froid.

Rorschach

 

Quel a été votre projet le plus difficile?

Travailler sur la série Tex en Italie. Le genre western est l’un des plus difficile que j’ai jamais fait.
Quel a été votre projet le plus gratifiant, celui dont vous êtes le plus fier ?

Le travail que j’ai fait pour les comics Marvel. Ça a été une période de grande créativité et de liberté dans ma carrière.

Powergirl Final

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui veut se lancer dans cette voie ?

Beaucoup étudier, travailler dur sur des illustrations, ne jamais se satisfaire de son travail, ne jamais abandonner.

Pouvez-vous nous parler de vos projets futurs?

Pour le moment je travaille avec mon encreur Patrick Piazzalunga sur une histoire longue Dampyr, ici en Italie. Je pense que c’est l’histoire la plus excitante et spectaculaire que je n’ai jamais réalisée pour l’éditeur Sergio Bonelli. Il y a beaucoup d’action, de magnifiques paysages, des personnages géniaux. Et ils me laissent beaucoup de liberté sur la création des angles de camera et de solutions graphiques. Je pense qu’il en résulte un bon travail.

 

Pour contacter Marco Santucci, rendez-vous sur :

www.marcosantucciart.com

Interview de Mahmud Asrar, artiste et illustrateur chez DC COMICS

 

Une Interview de Mahmud Asrar, artiste et illustrateur chez DC COMICS
Cet article a été publié pour la première fois sur le blog de Copic Brésil. Nous remercions Copic Brésil et Mahmud Asrar d’avoir autorisé la publication de cet article en Français sur ce blog.

 

Parlez-nous un peu de vous. Qui est Mahmud Asrar?

Je suis un artiste basé en Turquie, d’origine autrichienne et pakistanaise. Je suis illustrateur professionnel de COMICS et je travaille actuellement en tant que dessinateur de SUPERGIRL pour DC Comics. J’ai toujours voulu dessiner des comics depuis mon plus jeune âge. Au début je me suis fait la main en participant à des fanzines avec des amis. Plus tard j’ai commencé à être rémunéré et enfin à dessiner pour toutes les grandes sociétés d’édition de Comics. J’ai notamment travaillé sur Dynamo 5 avec Jay Faerber pour Image Comics, Shadowland: Power Man pour Marvel et Star Wars Jedi – The Dark Side pour Dark Horse Comics.

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A quoi ressemble votre studio ? Comment est il organisé ?

Mon studio est une des pièces de la maison. En général il est très organisé. Je ne suis pas un artiste désordonné. J’aime retrouver mes stylos à leur place donc j’essaie d’être soigneux. En ce moment le studio est un peu en désordre car nous sommes sur le point de déménager. Mais j’ai tout le matériel nécessaire pour mon travail: la table à dessin, l’ordinateur et tout le reste. Bien sur j’ai aussi une télé pour le bruit de fond quand je n’écoute pas de la musique. Et puis il y a la table lumineuse, le scanner, l’imprimante, les livres, le matériel de beaux arts, les œuvres encadrées et bien sur des jouets et des figurines.

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Comment se déroule votre journée? Parlez nous de votre routine quotidienne…

Je n’ai pas vraiment une routine type car je suis artiste freelance. Je travaille tous les jours et en général je suis très occupé mais je n’ai pas d’horaires fixes. En fonction du jour, je peux commencer à travailler tôt le matin ou bien sortir et commencer à travailler plus tard dans la journée. Du moment que le travail est fait en temps et en heure, je n’ai pas de problèmes. Quand je travaille par contre, je m’assoie jusqu’à ce que la page, la couverture ou n’importe quoi d’autre sur lequel je travaille soit fini. Je fais des pauses de temps en temps par contre.

 

Quand avez vous su que vous vouliez devenir illustrateur de BD et quelles sont les étapes qui vous ont permis d’y parvenir ?

J’ai toujours apprécié le dessin, depuis que j’ai pu tenir en main quelque chose qui laisserai une trace. Les gens autour de moi m’ont encouragé dans cette voie, ce qui m’a aussi aidé. Personne ne m’a jamais dit de faire « quelque chose de sérieux » au lieu de dessiner, donc j’ai été chanceux à ce niveau là. Pendant un certain temps dans ma jeunesse, je ne savais pas quelle direction prendre et j’ai finalement décidé d’étudier les arts à l’université. J’ai étudié les arts graphiques pendant deux ans, puis je suis passé à l’animation, qui je pensais, serait plus proche de ce que je souhaite faire. A ce moment là, j’étais sûr de vouloir devenir dessinateur de BD. Évidemment je ne savais pas que ça arriverait mais je me suis consacré à ce projet qui est devenu réel avec le temps.

 

D’où vient l’inspiration pour vos dessins ? Avez-vous une source favorite ? En ce moment, quels sont vos artistes préférés ?

Mon inspiration vient de sources très diverses. Bien sûr, je suis inspiré par le travail de nombreux maîtres et artistes contemporains dans le domaine de la BD Comics.

J’aime l’art sous toutes ses formes donc je peux aussi bien être inspiré par une peinture de la Renaissance, une photographie exceptionnelle, un film que j’ai adoré ou ce que me fait ressentir un livre. Ce n’est pas limité à ça. L’inspiration peut venir de n’importe quoi dans la vraie vie qui est la source de tout ce que nous faisons.

Il m’est difficile de nommer tous mes artistes préférés, ils sont très nombreux mais ceux qui m’ont le plus inspirés sont : John Byrne, John Buscema, Adam Hughes, Stuart Immonen, Bill Sienkiewicz, Olivier Coipel, Art Adams, Chris Sprouse, Mike Mignola, Egon Schiele, Alphonse Mucha

 

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Quand avez-vous décidé de travailler entièrement au marqueur ? Pourquoi avez-vous choisi les marqueurs à alcool COPIC ? Quels sont les avantages et inconvénients du travail au marqueur par rapport au numérique ?

J’utilise les marqueurs pour mes croquis depuis des années. Au début, j’ai découvert les feutres à alcool COPIC car la plupart de mes artistes favoris les utilisaient. La brillance et la qualité des couleurs COPIC paraissaient vraiment très bien. Donc, je les ai essayé avec les cartes collector que je réalisais à ce moment là. J’ai vraiment aimé le résultat et j’ai commencé à utiliser les COPIC plus largement. Au fil des années, j’ai essayé plusieurs autres marques et honnêtement, je n’ai pas obtenu le même résultat. C’était la première fois que je les utilisais de manière professionnelle après les avoir utilisé dans mes travaux personnels et mes commissions. Les gris chauds et les gris froids se complètaient très bien. A l’occasion, j’ai réalisé quelques dessins entièrement colorés au COPIC dont certains sont encore aujourd’hui mes pièces préférées.

Au début de ma carrière, j’ai eu l’occasion de travailler les Comics de manière plus traditionnelle, mais on m’a demandé d’utiliser mon style au marqueur COPIC pour Supergirl, donc c’est le plus gros projet aux marqueurs sur lequel j’ai travaillé. Maintenant, j’utilise les marqueurs COPIC pour les couvertures et les pages intérieures. Honnêtement, je ne pourrais pas être plus heureux. J’ai beaucoup plus de contrôle sur mon travail et le produit final est bien plus proche de mes intentions initiales. C’est sûr que le dessin numérique a ses avantages. J’ai essayé un peu mais je n’ai jamais été vraiment à l’aise. J’utilise parfois le dessin digital pour mes croquis et esquisses. Dans ce sens là, ça peut être une aide dans mon processus. Mais travailler avec des outils traditionnels me paraît plus naturel. L’aspect physique et la probabilité de faire des erreurs le rendent plus tangible et réel pour moi. Je pense que travailler sur du papier m’encourage à être un meilleur artiste.

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Quel a été votre projet le plus difficile jusqu’à ce jour ?

Chaque projet a ses propres difficultés. Star Wars Jedi – Le Côté Obscur a été le projet le plus difficile sur lequel j’ai travaillé jusqu’à présent. La difficulté vient du fait que Star Wars est quelque chose que j’adore, mais c’est à la fois quelque chose de très familier avec en même temps beaucoup de territoires encore inconnus à développer.

J’ai eu à créer ou à concevoir quelque chose dans presque chaque page. Ces créations devaient être nouvelles tout en appartenant à l’univers de Star Wars. C’était très difficile. Ceci dit, travailler aux marqueurs COPIC sur Supergirl représente une autre difficulté à sa façon. Plus d’un point de vue artistique et technique, le challenge a été de résoudre mes différents problèmes et de trouver des solutions dans mon travail d’une manière différente ce qui a rendu ce projet bien plus amusant !

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Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite suivre vos pas ?

Il y a beaucoup à dire mais ce dont je suis certain et qui pourra le plus aider c’est : travaillez dur, dessinez tout le temps et soyez appliqué. Cette orientation professionnelle n’est pas quelque chose que vous devriez faire pour l’argent ou peut-être la gloire mais parce que vous aimez ça. Donc cela requiert beaucoup de sacrifices et d’implication.

Un illustrateur de BD ou dessinateur de Comics doit savoir dessiner tout et n’importe quoi. Donc dessiner à partir d’éléments réels est aussi important que de dessiner selon l’imagination. Apprenez des maîtres mais ne les copiez pas. Être ouvert d’esprit est également un avantage. Ne restez pas bloqués à faire la même chose encore et encore. Essayez différents mediums, méthodes et sujets.

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Quels sont vos projets pour le futur ? Quelle sorte de travail seriez-vous intéressé de faire ?

Actuellement, je suis concentré sur Supergirl et je vais m’y consacrer encore pendant un moment. Cependant je suis en train de planter les graines d’un projet personnel que je veux réaliser entièrement moi-même mais il est encore trop tôt pour en parler….

 

Pour contacter Mahmud Asrar, rendez-vous sur :

http://mahmudasrar.com/

http://anjum.deviantart.com/

http://twitter.com/mahmudasrar

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview de Richard Cox, Illustrateur de Comics, utilisateur de COPIC

Cet article a été publié pour la première fois sur le blog de Copic Brésil. Nous remercions Copic Brésil et Craig Rogers d’avoir autorisé la publication de cet article en Français sur ce blog.

Parlez-nous un peu de vous. Qui est Richard Cox?
Je suis illustrateur et designer développeur web, j’ai la trentaine, j’habite dans le Sud-Est des Etats Unis. J’ai un diplôme universitaire Bachelor of Fine Arts « Studio Art » et je dessine et je peins depuis l’école maternelle. Mes premières publications étaient pour TSR (Ravenloft) et Firefly Games (Cyborgladiators, Monster Island), tandis que la plupart de mon travail aujourd’hui est sous la forme de cartes collector, en majorité pour Rittenhouse Archives et les licences Marvel Universe. Mon outil principal est (pas de surprise ici) le marqueur à alcool COPIC marker, mais je travaille aussi à l’aquarelle, l’huile et Photoshop, en fonction des besoins des clients. J’ai trois chiens et je collectionne les jouets Godzilla des années 60-70 et les illustrations de Wonder Woman.

Comment se déroule une de vos journées? Quelle est votre routine de travail ?
Cela commence toujours par une tasse de café et la promenade des chiens à 6h du matin. Avant de me mettre au travail, je réponds à mes emails et messages. Puis je lis quelques pages de COMICS. Cela me met dans l’ambiance! Puis je commence à dessiner de façon intensive soit jusqu’au déjeuner soit jusqu’à ce qu’un des chiens ait besoin de sortir. Et je continue en général jusqu’au dîner. Pendant la semaine, je travaille sur les commandes urgentes et le weekend je combine des commissions et le travail plus personnel d’exploration. Et j’essaye de sortir de la maison autant que possible ! C’est primordial.

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Quand avez vous su que vous vouliez devenir illustrateur et quelles ont été les étapes pour y arriver ?
Je crois que j’ai été programmé pour cela depuis l’enfance. Un de mes premiers souvenirs est d’avoir dessiné Spider-Man au crayon quand je devais avoir 5 ou 6 ans. Ensuite à l’école primaire je dessinais Gatchaman, Ultraman, et Star Blazers. J’ai continué de façon constante depuis – sauf une courte interruption juste avant la trentaine.

Les étapes pour y arriver? J’ai dessiné de façon assidue presque toute ma vie et j’ai suivi une formation artistique classique. En pratiquant constamment, j’ai appris de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes et j’ai construit un portfolio de mon travail. J’ai reçu ma part de lettres de refus de nombreux éditeurs, mais j’ai un peu honte de le dire, j’ai réussi à percer assez facilement dans les cartes collector après quelques essais.

Je dois dire aussi – même si cela fait un peut trop pub – que dés que j’ai commencé à travailler avec les gris chauds et les gris froids des feutres à alcool COPIC, mon profil et mes commissions ont décollé et j’ai décroché mon premier job de carte collector.

Je dois remercier et créditer Adam Hughes pour cela. C’est son travail au marqueur COPIC qui m’a incité à les utiliser.

 

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Quel projet ou commission vous à donné le plus de difficulté ou le plus de satisfaction?

Mon premier set de carte collector Marvel (MARVEL 70ème ANNIVERSAIRE) était très difficile car c’était le premier. J’ai complètement sous estimé la charge de travail que cela représentait. Mais j’ai compris la leçon et je pense que mon dernier set Marvel (DANGEROUS DIVAS) est mon meilleur travail dans ce domaine.

Ma commission récente en 11×14 pouces de la Veuve Noire était très agréable à travailler. C’est un de mes dessins que j’ai senti totalement depuis le crayonné jusqu’à la fin. Pas de tâtonnement ou d’hésitation. En ce moment je travaille sur un Capitaine America et je me donne à fond. J’espère que le résultat sera bon !

Quel effet cela fait il de travailler avec les personnages Marvel?
C’est agréable car ce sont des personnages avec qui j’ai grandi. Il y a une véritable histoire, un passé avec lequel je peux travailler. J’ai aussi rencontré des gens formidables, des amis comme des fans, grâce à mon travail pour Marvel, et je leur serais éternellement reconnaissant de cela.

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Sur quoi travaillez-vous en ce moment?
Je travaille sur trois sets différents de carte collector: Marvel DANGEROUS DIVAS (Mars), BETTIE PAGE PRIVATE COLLECTION (Juin/Juillet), et DUNGEON DOLLS de Bad Axe studios à l’automne. On m’a demandé de faire un 4ème set, mais je ne peux pas encore en parler. Mes premières cartes numérotées seront incluses dans deux de ces sets, ce qui est fantastique !

En plus je travaille sur un projet de comics personnel, bien que je ne sache pas encore le format final, peut être en téléchargement numérique, peut être en Comic sur le web, peut être les deux. Je ne sais pas encore vraiment. Je le fais pour moi-même, donc c’est plutôt amusant. Je fais aussi des illustrations originales pour mon sketchbook et j’ai la chance d’avoir beaucoup de commissions ce qui rend mes weekend plutôt intéressants ? Je dois créditer Craig chez Wednesday’s Heroes pour cela. Il a été formidable.

 

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D’ou puisez-vous votre inspiration ? Pouvez-vous nous décrire votre processus créatif?

En premier lieu, du monde qui m’entoure. Au delà, cela dépend du travail et de la qiantité de détails demandé par le client. Moins il y a de détail, plus je peux gribouiller et designer à l’avance. Je parle souvent de composition et de théorie des couleurs, car ce sont des choses importantes, mais je ne me pose pas ces questions avant d’avoir une idée claire des émotions et des sentiments que je cherche à communiquer. Ensuite, j’essaie de créer une composition précise pour parvenir à l’effet recherché. Je dirais que pour des commissions de 11 x 14 pouces, ou des commissions de carte collector, je fais de un à trois dessins préliminaires avant de commencer le crayonné, mais en fait j’ai la plupart du temps la composition dans ma tête avant même de dessiner quoi que ce soit. En général les dessins préliminaires me permettent de vérifier que ce que j’ai dans la tête fonctionne correctement une fois sur le papier. Ensuite intervient la théorie des couleurs, pour accompagner et intensifier l’émotion et la composition. Il va s’en dire que pour les échéances urgentes, ce processus devient très simplifié.

Quels sont vos artistes favoris?
Oh wow. Je vais essayer de faire court… Pèle mêle: Alphonse Mucha, J.C. Leyendecker, Adam Hughes, Gil Elvgren, George Petty, Lucien Freud, Picasso, Chrissie Zullo, Jack Kirby, Olivier Coipel, Neil Adams, Le Caravage, Eric Canete, Winslow Homer…

Quels rôles jouent les feutres COPIC dans votre travail ?
Les marqueurs à alcool COPIC sont au centre de mon art. Presque tous les outils que j’utilise sont des feutres COPIC. J’ai des sets complets de gris chauds, gris froids et gris toner de marqueur pointe pinceau COPIC SKETCH MARKER et j’utilise aussi (environ) cinquante autres couleurs. Tous des feutres COPIC SKETCH. J’ai aussi les recharges d’encre COPIC VARIOUS INK bien sûr, et deux boitiers de rangement. Mes cinq feutres calibrés pour l’encrage sont des fineliners COPIC MULTILINER SP. Toutes mes illustrations sont en fait produites, en partie ou en entier, avec du matériel COPIC.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune artiste qui cherche à marcher dans vos pas ?
De ne pas étudier uniquement les artistes de comics et les illustrateurs. De ne même pas commencer par cela. Etudiez le monde autour de vous. Dessinez le, peignez le, prenez des photos, peu importe. Utilisez le monde qui vous entoure pour apprendre comment le corps humain et la nature fonctionnent vraiment, et la lumière aussi. Pour résumer, regardez, observez toujours, examinez, étudiez. Formez-vous aux beaux-arts parce que, quand on y pense, beaucoup de maître de la renaissance étaient des illustrateurs, et vous apprendrez tellement de chose des peintres contemporains du corps humains. Réfléchissez, lisez, réfléchissez encore.

Quels ont vos projets pour l’avenir? Sur quoi voulez-vous travailler, quelle sorte de projets vous intéresseraient plus ?
A la fin de l’année, les lecteurs verront mon projet personnel. Je vais continuer à œuvrer pour étendre la portée d mon travail. Produire une plus grande variété de pièces. Continuer les commissions, car elles me forcent à penser autrement. Continuer à créer, j’espère, des cartes collector de haute qualité. Et expérimenter quand je peux. J’aimerai bien organiser une exposition d’illustrateurs et de cartoonists locaux mais c’est encore une idée à l‘état de germe dans ma tête en ce moment.

richard_cox_CloakAndDaggerTraduit de l’anglais. Traduction Française © OZ International. Images © Richard Cox.