COURS COPIC – Région Parisienne

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous,

Vous souhaitez apprendre à colorier au COPIC? Les cours COPIC du programme Européen ECCP sont prévus pour! Je serai à la boutique Idées Créatives à Montévrain (77) samedi 20 juin pour donner le Cours 1 (Basic) et le Cours 2 (Advanced).

Cours 1 – 10h à 13h : marqueurs, encres et papiers / technique de colorisation de base / coloriser un visage, une chevelure simple et des vêtements avec ombre simple.

Cours 2 – 14h à 17h : ombre et lumière sur une image (placement détaillé), les différents types de cheveux , visages du monde, les ombres autour d’une image et la technique dite du « flicking »

Cours Copic 20 juinN’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions à l’adresse:
delphinesplace@gmail.com
Bon week-end à tous et à bientôt!

Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Vive le printemps!

Par Delphine, Blogueuse Invitée. 

Bonjour à tous! Je publie une carte toute simple avec une image manga pour fêter l’arrivée du printemps – au moins sur nos calendriers! 

Lucky Tara COPIC wtmk bis

L’image que j’ai utilisée est une image digitale Make It Crafty qui vient de sortir – Lucky Tara. Je l’ai simplement imprimée, coloriée avec mes feutres COPIC et j’ai tamponné un sentiment CC Designs. 

Lucky Tara bis GP COPIC

Peau: E000, 00, 01, 13, 70
Cheveux: E09, 59, YR04, 07, 18
Yeux: BG000, E31
Trèfles: G24, 28, 29 (+ crayon), W0, 1, 3
Robe: G24, 28, Y26, YR18, W0, 1, 3
Sol: W1

Bonne journée à tous et à bientôt! 
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Interview de Stefano Tamiazzo, auteur, dessinateur BD et directeur artistique de l’Ecole Nationale de la Bande Dessinée de Padoue

Quel est votre parcours ?

Je suis né en 1968 dans une famille de tradition militaire dans l’aviation. Mon père et mon frère lisaient des bandes dessinées comme un hobby. Lorsque nous étions enfants la tradition du dimanche matin était la lecture des bandes dessinées dans le lit. A l’époque, c’était un luxe pour moi. C’est ainsi qu’a commencé mon amour pour cette façon unique de raconter des histoires

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

À l’âge de 14 ans, j’ai acheté une bande dessinée intitulée «L’homme du Zoulouland » « écrite et illustrée par Gino D’Antonio. Elle appartenait à une série intitulée « Un homme une aventure. » Coup de foudre pour ce volume de grand format en couleur ! Mais la bande dessinée italienne n’était pas tendance … Peu de temps après, j’ai découvert ce qu’était le modèle de bande dessinée franco-belge. Après la lecture de ce volume, ce que je voulais faire de ma vie m’est apparu clairement, je voulais dessiner des BD. 01 Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Ma formation est totalement autodidacte. Adolescent, je voulais être dessinateur réaliste, mais je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas ma nature. Je tendais vers la ligne claire, avec un dessin grotesque, et j’ai décidé d’aller dans ce sens. Les résultats furent remarquables, parce ce que je m’amusais, tout simplement.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes principales sources d’inspiration sont les livres d’histoire, les vieilles photos et les films. Ce sont trois passions qui m’accompagnent depuis toujours. 02 Les artistes que vous admirez ?

Tardi, Giardino et Miyazaki sont les auteurs qui m’ont le plus influencé de façon tangible en ce qui concerne le dessin. Ce sont les auteurs que j’ai le plus copié, essayant de capturer cette magie que je pouvais voir dans leurs planches. Parmi ceux que j’admire sans condition, en plus des trois ci-dessus: Sergio Toppi, Juan Jimenez, François Bourgeon, Enki Bilal, Hugo Pratt, Attilio Micheluzzi, Loisel, Juanjo Guarnido, Moebius, Satoshi Kon, Katsuhiro Otomo, Will Eisner, Enrico Marini. La liste est longue. 03 A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Tout ce que je sais, c’est que le réalisme ne m’intéresse pas, ni en ce qui concerne le dessin, ni pour les histoires. Je suis convaincu que le dessin grotesque a des possibilités expressives largement supérieures au dessin réaliste, et j’estime donc qu’il est capable d’aborder tout type d’histoire ! Il est vraiment important de ne pas tomber dans le ridicule, et de rechercher l’harmonie entre le dessin et le récit . D’ailleurs, le dessin est une métaphore, que chaque dessinateur exprime au travers du filtre de son point de vue très personnel. Le lecteur est juge.

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Mon atelier est divisée en trois petites salles.Le premier est là où je dessine. Je dessine sur une vieille table de la cuisine de mon enfance… Il y a une table lumineuse, un petit téléviseur, un lecteur DVD, des livres, des bandes dessinées, et des DVD, des outils de dessin, deux ukulélé et une figurine de Laputa dont je m’inspire au besoin. Ce sont des allers retours permanents à la librairie tout en travaillant! Dans le second, il y a deux ordinateurs, un Mac, un PC, une bibliothèque avec plus de 2500 titres, un lit et 5 ukulélé. Dans le troisième, il y a un photocopieur, le dépôt où je garde les planches originales , des croquis, des scénarios … et juste un ukulélé. 09 Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

J’aimerais avoir une routine de travail, mais ça m’est impossible ! Je joute chaque jour entre écrire et dessiner des bandes dessinées, ainsi que mon activité de directeur artistique à la Scuola Internazionale di Comics Page Facebook ( École Internationale de la Bande Dessinée, 9 lieux en Italie et un aux États-Unis, à Chicago). C’est une école de formation dans laquelle plus de 30 professionnels de la bande dessinée, de l’illustration, du cinéma d’animation, des arts graphiques, des jeux vidéo, etc. enseignent le métier à des centaines d’étudiants dans le nord de l’Italie.

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

J’utilise les Micromine HB, B, B2, B6 pour les crayons et les marqueurs COPIC pour les storyboards. Pour l’encrage j’utilise des Rapidographes de différentes marques et des fude pen. La coloration est réalisée avec des marqueurs Copic et des crayons de couleur. La table lumineuse A3 est fondamentale dans mon processus de travail. 04 Comment connaissez vous les COPIC ?

J’ai découvert les COPIC par un collègue dans son atelier il y a un peu plus d’un an. Je suis rentré chez moi très intrigué et j’ai commencé à chercher des informations sur Internet.J’ai découvert le site Copic France et ai commencé à expérimenter quelques jours plus tard.

Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

La réponse est simples, les marqueurs COPIC sont les meilleurs. Une gamme complète, les produits sont fiables, avec des recharges fonctionnelles et des conseils parfaits dans l’assortiment et la qualité. L’ensemble de gris est sans comparaison. 05 Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ? J’utilise à 90% des COPIC Sketch mais aussi les COPIC « classiques », COPIC Wide et COPIC Multiliner (je n’utilise les Mutiliner que dans la phase d’encrage). Les COPIC sont à la base de ma technique de coloration.                                                                                                                                                                                                                               Tout d’abord, il y a:

A) Le  » color concept « , quel genre d’atmosphère donner à l’histoire à travers la couleur. Une histoire de science-fiction a des besoins différents d’une histoire qui se déroule au cours de la Belle Epoque. C’est une phase très importante. Vous devez expérimenter constamment et ne pas avoir peur de faire des erreurs pour trouver la bonne atmosphère. Si vous faites une erreur à ce stade tout le travail après aura du mal à décoller.

B) Le choix d’une palette de couleurs cohérentes à utiliser. Les couleurs ne doivent pas être trop nombreuses, et dans la façon dont je travaille, compatibles avec des couleurs neutres. Étant donné que lorsqu’on lit une BD deux pages se font face et donnent beaucoup d’information, une couleur doit ressortir pour attirer l’attention du lecteur. 06 A quel moment du processus de création d’une bande dessinée utilisez-vous les COPIC ?

L’étape de coloration est la dernière du processus de création d’une bande dessinée et est presque entièrement réalisée aux COPIC, avec des retouches aux crayons de couleur. C’est une étape très délicate car je place les couleurs directement sur l’original !

Utilisez vous le blender/mélangeur ? Les aérographes ?

J’utilise le blender dans certaines situations spécifiques comme pour les effets spéciaux: l’eau, les murs et la brique pour le moment. Mais si besoin, je fais des essais. Le blender mélange très bien et surtout surtout il est facile à remplir. Je ne utilise pas l’aérographe COPIC car le processus de protection avec les masques est trop long à mon goût.

Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

J’utilise les papiers Winsor et Newton A3 « grain moyen » 220 grammes. La couleur s’étend bien et je peux intervenir si nécessaire avec d’autres types de couleur. Tous les types de papier que vous utilisez ont un rendu différent. Il est important d’en tenir compte et faire des tests sur différents papiers. 07 Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

Warm Gray, Cold Gray neutre et toner sont les bases de ma façon de mettre en couleur. Je n’aime pas les couleurs fortes, flash. Pour cette utilisation, les couleurs dites « neutres » permettent d’abaisser la saturation de certaines couleurs. Parmi mes combinaisons préférées (en plus du gris bien sûr) il y a E 70-71-74, BV 20- 23- 31, E 41- 42- 43- 44 et BG 90, 93, 96.

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

La question clé est d’étudier la « méthode COPIC »: le nom de la couleur, la classification de couleurs avec des initiales, le degré de saturation et de la luminosité, tous les deux en chiffres. Tout le monde essaie de sauter cette partie , mais il est crucial de choisir les bonnes couleurs et ainsi économiser un peu d’argent. Ce sont des notions que l’on trouve à la fois sur papier et sur le web … comme sur le blog Copic France, là où je les ai trouvé.                                                                                                                                                                                                                   Je conseille globalement de travailler avec peu de couleurs; aux débutants mais aussi aux gens avec plus d’expérience. Au début, vous pouvez vous servir que d’une combinaison de trois gris chauds (W1, 3, 5) et 3 froids (C1, 3, 5) et une paire de couleurs à choisir, en fonction de votre sensibilité. J’aime particulièrement le BV 23 et le E 70. L’important,  c’est que ne soit pas des couleurs trop lourdes afin de pouvoir les utiliser en combinaison avec du gris. 08 Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

La différence entre utiliser l’ordinateur et le marqueur, est dans la matière. Ceux qui travaillent avec l’ordinateur n’ont pas la matière. L’informatique et les marqueurs peuvent certainement être utilisés ensemble, et au début de mon approche avec COPIC j’ai pensé à travailler sur photoshop en « post-production ». Mais en quelques semaines, j’ai changé d’avis et éliminé l’ordinateur dans la phase de création de la coloration de la page. J’utilise l’ordinateur uniquement pour numériser les originaux.

Est il nécessaire de connaître les deux types d’outils ? Comment voyez vous l’avenir en terme d’outils de création en bande dessinée ?

Il est certainement utile de savoir comment utiliser le numérique et les techniques de coloration traditionnelles. Un professionnel doit être capable de faire un peu de tout. Je ne parle pas au nom des autres, mais mon avenir en ce qui concerne la couleur est surement liée au COPIC. La plupart des BD sont colorisées à l’ordinateur … mais aujourd’hui ce qui est numérique … est sans matière. Une page colorée avec les marqueurs COPIC a un impact visuel très physique, vous pouvez en faire des expositions, vendre les originaux. COPIC est pour moi un mode de vie !

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

La série de science-fiction steampunk « La Mandiguerre«  publié par Delcourt, écrit par Jean David Morvan et avec mes dessins était en même temps difficile et aussi très satisfaisante. J’ai toujours été habitué à travailler seul, et le travail avec une autre personne est toujours un défi. La collaboration est essentielle pour stimuler un projet. Avec cette série publiée également en Italie, j’ai eu l’honneur de recevoir une nomination pour le meilleur dessinateur italien.  mandiguerre Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Préparez-vous bien, à fond, sérieusement ! En autodidacte ou dans une école spécialisée, bien étudier l’anatomie , la perspective, la théorie des ombres et tous les principes fondamentaux de dessin pour la BD. Bien comprendre ce qu’est le « story-telling ». Bien dessiner est important, bien dessiner la bande dessinée est autre chose !

Quels sont vos projets futurs ?

Je suis actuellement à la recherche d’éditeurs de langue française pour ma nouvelle série BD. Dans le cas d ‘édition en France, le projet a déjà une option éditoriale italienne et une néerlandaise. Les images de cette interview sont de cette série d’aventure écrite et dessinée par moi. La série se déroule en France entre 1894 et 1914, c’est l’histoire d’un groupe de personnes très spéciales dans l’apparence et la culture, forcées à sortir dans le monde, ce qui n’est pas une chose aisée lorsque vous êtes similaire à des monstres.

https://www.facebook.com/stefanotamiazzo.bd/

https://cynocephales.tumblr.com

http://www.pinterest.com/stefanotamiazzo/nouveau-projet-bd/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Ciel d’hiver à l’aérographe

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous! Je publie aujourd’hui un tutoriel de carterie que j’ai fait pour le blog Copic Marker Europe – une carte hivernale 100% COPIC avec un fond simple à l’aérographe, un type de fond que j’aime particulièrement.

J’ai choisi de faire une scène hivernale simple avec juste un personnage et deux sapins – je n’ai pas tamponné et masqué le personnage pour cette scène car je voulais l’ajouter sur mousse 3D pour avoir un peu de relief, mais il est évidemment possible de l’inclure directement dans la scène!

Matériel nécessaire:
Tampons Make It Crafty Pine Trees
Tampon Personal Impressions Gorjuss Girl
Film de masquage ou Post Its
Aérographe et feutres COPIC

Tuto H cpyr redim wtmk def

 *******************************************

Etape 1

Tuto A copyr redim wtmk

Tamponnez les éléments dont vous avez besoin pour votre scène, en commençant par tamponner ce qui doit être au premier plan. Pour masquer j’ai utilisé des Post It dont l’arrière est totalement adhésif, et de plusieurs couleurs pour vous montrer les différentes parties de la scène. Ici, j’ai tamponné le petit sapin en premier, je l’ai masqué puis j’ai ajouté des bandes (orange) autour de la scène pour conserver un cadre blanc. J’ai ensuite tamponné le sapin de gauche et je l’ai masqué (rose). Pour créer une petite pente, j’ai découpé un Post It bleu et couvert la zone pour ne pas avoir d’aérographe dessus.

*******************************************

Etape 2

Tuto B copyr redim wtmk

Utilisez votre couleur la plus claire B00 en balayant de gauche à droite et inversement en partant du bas et en vous arrêtant à la moitié du ciel. J’aime bien utiliser 2 tons pour le ciel (ici B et BV) et je commence toujours par ma couleur la plus claire, ce qui me laisse toujours la possibilité de foncer après. 

*******************************************

Etape 3

Tuto C copyr redim wtmk

Partez maintenant du haut du ciel en utilisant votre 2e couleur – BV02 ici – et descendez peu à peu afin de rejoindre la zone faite au B00.

*******************************************

Etape 4

Tuto D copyr redim wtmk

Foncez le ciel en partant du haut avec une teinte plus foncée – BV04 ici – et arrêtez vous dans la zone faite au BV02. La transition entre les deux est un peu visible mais nous allons l’adoucir après. 

*******************************************

Etape 5

Tuto E copyr redim wtmk

Reprenez votre BV02 et repassez sur toute la zone faite au BV04 et BV02 en insistant sur la zone de transition entre les deux BV pour la fondre, et avancez sur le début de la zone en bleu B00.

*******************************************

Etape 6

Tuto F copyr redim wtmk

Enlevez les masques. Il ne reste maintenant plus qu’à colorier le reste de la scène avec vos feutres COPIC. Voici la carte finie:

Tuto G copyr redim wtmk def

Peau: E000, 00, 11
Cheveux: 100, B41, C5, 7
Violet: V09, 12, 15, 17
Bleu: B34, 37, 39
Coeurs: R37
Fond: B00, BV02, 04
Sapins: BG000, C0, 1, 3, E31, 35, 39, 59, G28, YG03, 17, 67
Neige: BG000, C0, 1, 3

Tuto H cpyr redim wtmk def

Merci de votre visite et bonne journée!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Carterie Créative avec les feutres COPIC: Joyeux Noël!

Par Delphine, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous et Joyeux Noël! Je partage aujourd’hui une carte de Noël toute simple, réalisée avec mes feutres COPIC – juste un personnage, un sentiment et de la couleur!

Jinkles Elf prof copyr wtmk

J’ai utilisé une image digitale Make It Crafty qui s’appelle Jinkles Elf et j’ai commencé par mettre de la couleur sur le fond avec la pointe pinceau de mon COPIC YG03, puis j’ai colorié le personnage avec mes feutres COPIC. J’ai coupé mon image avec une découpe My Favourite Things, puis à l’aide d’un Blending Tool, j’ai appliqué de l’encre Distress Peeled Paint puis Pine Needles autour de l’image. J’ai ensuite tamponné un sentiment CC Designs du set Christmas Sentiments II avec de la Versamark et je l’ai embossé en blanc.

Jinkles Elf GP wtmk

Peau: E000, 00, 01, 11, 23, 70, R20
Cheveux: 100, B41, C5, 7
Yeux: BG000, E31

Bonnet: C5, R35, 37, 39, 89, Y11, 21, 26, 28, W0, 1, 3, 5
Haut: C5, R35, 37, 39, 89, YG95, 97, 99, W1, 3
Houx: G24, 28, 29, YG01
Ombre au sol: W5
Fond: YG03

Jinkles Elf copyr wtmkTrès belle journée à tous et Joyeux Noël!
Delphine
http://delphinesplace.blogspot.fr/

Comment colorier des cheveux bruns tressés avec COPIC

 

Par Sika Chan, Blogueuse Invitée.

Bonjour à tous !

Voici un tutoriel pour colorier une tresse de cheveux bruns.

Pour faire la coloration des cheveux bruns, j’ai utilisé le matériel suivant :

Brun01

Je réalise mon encrage de base (avant la coloration) en sépia (brun) avec les stylos Copic Multiliner.

Pour les cheveux tressés, je commence toujours par le haut des cheveux pour terminer par la tresse. Le début de celle-ci étant sous les mèches, elle doit être plus foncée que le reste.

Donc pour le haut, je choisie la zone où est ma mèche principale pour commencer. C’est la partie la plus importante des cheveux, car c’est là où frappe la lumière, donc l’endroit le plus claire.

 Brun ABrun BBrun CBrun E

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma première étape consiste à mettre ma couleur de base, la plus claire. J’ajoute successivement les couleurs plus foncées en partant du haut du crane et du bout des pointes, (sauf pour les mèches juste au dessus de la tresse que je laisse volontairement plus claire, pour avoir un meilleur contraste par la suite).

Ici, j’utilise le COPIC E35 comme base, puis le E37 pour les ombres claires. Je rajoute un peu de E35 pour estomper la différence entre les deux feutres. Ensuite, le E59 pour les zones foncées, et le E57 pour tracer ou accentuer certaines mèches .

brun07

brun10

Je continue exactement de la même façon pour la mèche suivante.

brun M

Quand la moitié de la partie supérieur des cheveux est coloriée, j’encre au stylo COPIC Multiliner noir 0,1 et 0,05, et j’ajoute quelques traits noir dans les mèches. Puis avec le COPIC Multiliner sepia 0.05 et 0.1, je trace des traits brun pour donner de la texture. Je fais bien attention de suivre la forme de la mèche.

brun14

Je procède de la même façon pour l’autre côté de la tête.

brun16

brun17

Pour la tresse, il faut partir du haut vers le bas. La première partie, celle sous la frange, doit être plus foncée que le reste. J’utilise donc le COPIC E49 (très foncé) pour bien marquer cette zone, et les mêmes COPIC qu’avant pour le reste.

Il faut bien faire attention de respecter la forme des boucles au moment de la colo, pour donner une dynamique. La mèche de cheveux part de l’arrière-centre de la boucle de dessus pour aller vers le centre de la boucle du dessous

brun27

Pour les finitions, j’utilise le stylo COPIC Multiliner noir 0.1 pour rajouter quelques mèches qui sortent de la tresse pour donner un peu plus de naturel. Je peux aussi en ajouter sur le haut de la tête pour donner une impression de légèreté. Enfin, avec un marqueur blanc Graph’it shake, j’ajoute quelques touches de lumière.

brun29

 

Merci de votre lecture et bonne colorisation !

Sika Chan http://www.facebook.com/Sika.Chan.ART

Interview de Emmanuel Nhieu, auteur et illustrateur BD

 

Quel est votre parcours ?

Il n’a rien à voir avec la bande dessinée. J’ai eu un bac STG, suite à quoi j’ai attaqué une licence de droit que je n’ai pas mené à terme. Après quelques boulots alimentaires j’ai signé mon premier album ( Nocturnes Rouges ) aux éditions Soleil. C’était en 2000.

2393_500

Quand avez-vous su que vous vouliez devenir illustrateur ?

J’ai toujours dessiné. Sauf qu’au moment où la plupart des gens arrêtent de le faire, moi j’ai continué. Par contre ce n’est pas l’illustration qui me tentait, mais la bande dessinée. Mon but était avant tout de raconter des histoires.

Comment vous êtes vous formé au dessin ?

Sur le tas. En lisant des bandes dessinées, que ce soit du franco/belge, du manga ou du comics. On recopie et on finit par se forger son propre style. C’est valable pour le dessin pur, mais aussi pour les cadrages, la narration etc… Je m’inspire également beaucoup du cinéma et des jeux vidéos.

2673_500

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les artistes que vous admirez ?

En ce qui concerne les dessinateurs il y a entre autres Akira Toriyama, Joe Madureira, Scott Campbell, Mignola, Loisel, Lauffray, Adam Hugues, John Byrne,… Pour ce qui est du cinéma Sam raimi, David Fincher, Quentin Tarantino, Steven Spielberg,…

A quel type de BD s’apparente votre sensibilité ? Votre travail ?

Je fais de la BD grand public en rapport avec ce que j’aime lire ou voir. Pour les univers que j’ai eu l’occasion d’aborder, cela va de l’heroic fantasy, au western steam punk, en passant par le space opéra et la science fiction plus classique. Ceci dit j’aimerais assez me lancer dans un projet intimiste. Mais j’attends de murir ça encore quelques temps.

Comment organisez vous votre studio, votre lieu de travail ?

Je travaille à la maison et aux terrasses de café lorsque le temps me le permet (vivant dans le sud, je suis assez chanceux de ce point de vue là). A l’extérieur je fais essentiellement du story-board et des crayonnés. Pour les travaux qui demandent plus de précision (encrage) ou bien l’utilisation de matériel informatique je suis dans mon atelier.

Couv_114098

Quelle est votre routine quotidienne de travail ?

Tout d’abord je réalise un découpage de mes pages sous forme de story board que je finalise une fois qu’il est validé, ensuite je mets mon crayonné au propre, j’encre et je termine en montant mes cases et en ajoutant les textes. Je n’ai pas d’horaires de travail précis, mais la plupart du temps je travaille matin, après-midi et soir, y compris le week-end.

Quel matériel utilisez vous pour le crayonné, l’encrage, la colorisation ?

Pour le crayonné j’utilise des mines bleues 0.7 Pentel, ainsi qu’une table lumineuse. Pour l’encrage, cela varie selon les périodes. Parfois j’utilise le feutre (0.05, 0.1 et 0.5 Micron), parfois le feutre pinceau (Faber Castel), voir même les 2 en complément. Tout dépend du feeling avec l’instrument et avec le dessin à encrer. Pour la colorisation des planches je travaille sur une cintiq 13hd de Wacom.

vanelope[1]

Comment connaissez vous les COPIC ?

J’ai découvert COPIC par le biais d’auteurs qui utilisaient les marqueurs en séances de dédicaces.

Pourquoi avez vous choisi COPIC ?

Naturellement de par la qualité du matériel, du fait de pouvoir nuancer facilement les couleurs et par leur palette très large et aussi dans un soucis écologique puisque ce sont des marqueurs rechargeables.

Quelle sorte de COPIC utilisez vous et comment ?

J’utilise des COPIC Sketch. Je ne me sers quasiment que de la mine pinceau car elle permet un mouvement fluide. Pour ce qui est de la technique je pars d’une base claire sur laquelle j’ajoute les ombres, ainsi que des effets. Ensuite j’encre par dessus.

Sur quel support papier utilisez vous les COPIC ?

Du papier spécial pour marqueurs, sans marque en particulier… en fait c’est selon ce que je trouve en papeterie.

Psylocke[1]

Quelles sont les combinaisons de couleurs COPIC que vous utilisez le plus et pourquoi ?

J’aime les nuances de gris, les nuances chairs, ainsi que les pastels.

Que conseilleriez vous à un jeune artiste en couleur et équipement COPIC ?

Je ne suis pas coloriste à la base, donc j’aurais du mal à développer le côté technique, mais je lui conseillerais, par rapport au prix des marqueurs qui peut paraître prohibitif, d’avoir en tête que contrairement aux autres marqueurs, ceux-ci sont rechargeables ce qui, au final ramène le marqueur à un prix très raisonnable et, qui plus est, cela fera du bien à notre planète.

Comment comparez vous le travail au marqueur à alcool par rapport au numérique ? Quand/Pourquoi utiliser l’un plus que l’autre ?

En fait j’ai une utilisation bien spécifique de l’informatique et du traditionnel. Pour ce qui est de la mise en couleur de planches de bande dessinée, je travaille sur ordinateur. Alors que pour les travaux d’illustration je me tourne vers les marqueurs. Et si l’on doit comparer d’un point de vue pratique, il est indéniable que l’outil informatique est bien plus permissif : on peut se tromper. C’est moins le cas en traditionnel. Mais, question sensation, et même si les nouvelles tablettes se rapprochent des outils et matériaux traditionnels le contact du papier reste inégalable. Mais c’est peut-être une question de génération et qui sait, dans 10 ans les jeunes artistes seront 100% numériques… ce serait dommage mais bon…

Malex[1]

Parmi tous vos projets, lequel a été le plus difficile, lequel a été le plus satisfaisant ?

Le plus difficile… le prochain qui constituera un gros challenge puisque ce sera un manga en 3 tomes de 180 pages chacun. Et le plus satisfaisant, j’ose espérer que ce sera le même.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste qui souhaite démarrer dans ce métier?

Être pluridisciplinaire, car cela devient de plus en plus difficile de ne « vivre » que de la BD. Sinon d’être persévérant (de toutes façon si on le l’est pas, on ne va pas bien loin) et de garder sa passion intacte.

Quels sont vos projets futurs ?

Comme je le disais précédemment j’attaque un manga intitulé « Tatau » en début d’année prochaine, dont le 1er tome sortira en mars 2016 chez Ankama. Avant cela, sortira aux éditions Soleil un one-shot de science fiction dont je n’ai pas trop le droit de parler… et courant 2015 je lancerai un financement participatif pour éditer le second volume de mon sketchbook « Sketch n Coffee ».

 

Pour contacter Emmanuel Nhieu, rendez-vous sur:

https://www.facebook.com/pages/Emmanuel-Nhieu

http://lagrottedelours.over-blog.com/

Comment colorier des cheveux Manga avec COPIC

Par Ay-leen, Blogueuse invitée.

Bonjour à tous !

Dans ce tutoriel je vais vous montrer comment colorier les cheveux avec des feutres Copic, aussi bien noirs que d’une autre couleur car ma méthode reste la même.

En espérant que ça vous sera utile, surtout à ceux qui m’ont demandé de réaliser ce step by step !

– 2 personnages : Yui et Natchi ;

– Bristol format A4 ;

Pigma Micron ;

Copic Sketch et Ciao ;

linine1

Voici les feutres que je vais utiliser pour colorier les cheveux de ce cher Natchi (bien que le noir ne m’ait absolument pas servi en réalité).

linine2

La technique :

Avant toute chose, sachez que pour réussir la technique que je vais vous présenter, il vous faut des feutres ayant une mine pinceau. C’est grâce à sa souplesse que l’on peut réaliser des traits plus fins et moins forts en encre.

Pour se faire, il suffit simplement d’appuyer normalement sur la mine et, avec un geste léger, tracer un trait en relâchant la pression. Vous pourrez ainsi avoir un trait moins dense sur l’extrémité, comme ci-contre.

linine3

La lumière :

L’un des éléments les plus importants dans un dessin. Avant de commencer toute composition, il faut que vous sachiez à l’avance où la lumière sera placée pour savoir exactement comment procéder lors de la mise en couleur.

Ici, la lumière se trouve derrière les personnages, soit à leur gauche si on se place de leur point de vue.

Les reflets sur les cheveux se trouveront donc ici.

J’ai oublié de prendre une photo avant se commencer la colo, désolée…

linine4

La mise en couleur – 1ère partie :

Passons au vif du sujet !

La mise en couleur pure et simple.

Je commence donc par poser la couleur la plus claire, ici le W1.

J’ai pris l’habitude de commencer par colorier les extrémités des mèches et de remonter en utilisant la technique citée plus haut. Je reproduis le processus en continuant avec le haut de la tête, en veillant bien à conserver des zones blanches, qui délimitent les reflets de lumière.

linine5

La mise en couleur – 2ème partie :

Je refais la même chose mais avec un ton au dessus avec le W3.

Une fois encore, je veille à garder une zone blanche, bien que je la comble par endroit pour créer des mèches.

linine6

La mise en couleur – 3ème partie :

Idem que l’étape 2 avec le W5.

2 passages.

linine7

La mise en couleur – 4ème partie :

Idem que l’étape 3 avec le W7.

Les cheveux sont plus détaillés. Pour cela, j’ai fait de légers passages, en appuyant à peine sur la mine pour avoir des traits plus fins.

linine8

Et voilà, c’est terminé !

Il ne reste plus qu’à fignoler les petits détails avec le crayon gel blanc et le dessin est complètement terminé.

linine11

 

Merci d’avoir suivi ce tuto !

Par Ay-Leen

https://www.facebook.com/ayleensart

Comment améliorer le rendu d’un dessin fait au COPIC après scan

Par Nadou, Blogueuse invitée.

Cet article a été publié pour la première fois sur le blog de Nadou. Nous remercions Nadou d’avoir autorisé la publication de cet article sur ce blog.

 

Bonjour à tous !

Après avoir réalisé le dessin et la colorisation d’Harmonie (lien interne), on constate facilement, pour les gens comme moi qui aiment les couleurs vives et brillantes, que le résultat ici est un peu fade (et éloigné de l’original), et mériterait un bon coup de bistouri sur Photoshop.

photo 7

 

Première manipulation, l’outil « Niveaux », qui permet d’éclaircir le dessin, contraster les couleurs, l’assombrir, etc, comme vous voulez. Réglez à votre guise.

 

photo 8

 

Seconde étape , que j’aime particulièrement, mais vous auriez très bien pu vous arrêter à la phase 8.

Ce n’est pas nécessaire, juste une préférence pour moi.

Il s’agit de rendre les couleurs plus vivantes, brillantes, lumineuses, et donner un aspect général plus doux.

Dupliquez votre calque :

photo 9

 

Restez sur ce calque copié, et utilisez l’outil « Flou gaussien » :

photo 10

 

Tentez de donner ce rendu à votre nouveau calque.

Un effet très flou, mais suffisamment net pour que l’on puisse distinguer les traits.

photo 11

 

Passez ce nouveau calque flou en mode « Incrustation », comme ci-dessous, et voici votre dessin à droite, comme transformé !

image 12

 

Si vous trouvez les couleurs trop brutales et que vous voulez estomper l’effet, n’hésitez pas à régler l’opacité du calque copié.

image 13

 

Un autre outil qu’il m’arrive d’utiliser pour retoucher un peu les contrastes du dessin, l’outil « Densité + » qui permet juste d’assombrir manuellement certaines zones…

Utilisez le sur votre calque d’origine, et pas le calque copié, surtout.

photo 14

 

Une autre « technique », que j’ai utilisée sur ce dessin uniquement, qui a pour but de donner l’impression que le personnage est baigné dans la lumière.

Créez un nouveau calque par dessus tous les autres. Choisissez la couleur de votre lumière, et contournez votre dessin avec, de cette manière :

photo 15

 

Passez ce calque aussi en mode « incrustation ».

photo 16

 

Et la dernière étape lorsque je fignole un dessin, j’utilise l’outil « Filtre photo », (au même endroit que les niveaux) pour « unir » les couleurs, donner plus de chaleur au dessin, ou au contraire une ambiance « froide » selon la couleur choisie.

photo 17

 

Et voilà le résultat de dessin terminé !

photo finale

 

Merci de votre lecture et à très bientôt sur le blog COPIC !

Nadou

https://www.facebook.com/nadou.artwork

http://nadou-nikki.blogspot.fr

 

 

Comment dessiner le personnage Manga « Harmonie » avec COPIC

Par Nadou, Blogueuse invitée. Nadou est dessinatrice de la série BD « Légendaires: les Origines« , scénario de Patrick Sobal, publiée aux editions DELCOURT.

Cet article a été publié pour la première fois sur le blog de Nadou. Nous remercions Nadou d’avoir autorisé la republication de cet article sur le blog COPIC. 

Bonjour à tous !

Précision : tout ce que je vais écrire ici n’est en RIEN la bonne parole et ce n’est pas forcément LA MEILLEURE voie à suivre, c’est juste ma façon de procéder, rien de plus.

Première étape, tout simplement le croquis… En espérant que le votre sera plus propre que le mien.

photo 1

Ensuite, la phase « encrage » du dessin.

Voici une rapide vidéo d’à peine une minute de cette étape du dessin.

photo 2

Ici elle a été réalisée avec deux feutres COPIC Multiliner taille 0.05, et 0.1, exemple :

photo 2 bis

Si on souhaite une colo plus pastelle, avec des couleurs plutôt claires, on peut aussi encrer avec une autre couleur que le noir, ici un exemple de deux stylos couleur Sepia.

COPIC en fait aussi en gris/bordeaux/vert, etc, mais ce n’est pas facile à trouver…

photo 2 ter

On entame la phase couleurs.

Pour ma part, je commence toujours par la peau.

Je procède ainsi : une première couche avec la couleur la plus claire possible, une seconde couche d’ombres avec une couleur plus foncée, ainsi de suite.

Sur l’image ci-dessous, on voit à gauche que je n’ai utilisé qu’une ombre, à droite on remarque que j’en ai superposé plusieurs.

photo 3

Voici les 4 COPIC que j’ai utilisé pour faire ce dégradé (pour la peau, j’utilise toujours ces COPIC) :

E00, YR00, E11, V12

photo 3 bis

Ensuite, les cheveux, la partie que je préfère.

Comme pour la peau, je commence par une couleur très claire. Je colorie toute la zone avec, en prenant soin de laisser du blanc pour les reflets.

photo 4

Comme pour le lineart, j’ai fait une petite vidéo de cette étape du dessin, pour montrer de quelle manière je superpose les différentes couleurs.

Le but de toute cette mascarade ?

Obtenir de jolis reflets dégradés, un fondu propre et doux, plutôt que passer brutalement de la couleur foncée au reflet blanc.

 On arrive à ce résultat :

photo 5

Vêtements et reste du dessin, même combat, plusieurs ombres superposées…

photo 6

Voilà la difficulté du truc, choisir les bonnes couleurs, et surtout avoir celles qu’il faut.

Vous l’avez compris, c’est cher, il faut beaucoup de couleurs, et c’est pas toujours évident…

 Petite astuce : Si jamais certaines couleurs vous manquent, n’hésitez pas à en mélanger/superposer certaines, je pense notamment aux couleurs foncées, qui peuvent plus ou moins être obtenues grâce à un gris superposé.

C’est pas excellentissime, mais ça dépanne. Je le fais fréquemment.

 Et voilà le résultat de dessin terminé !

photo finale

J’espère que ça vous a plu, et surtout que ça vous sera utile :-).

Nadou

https://www.facebook.com/nadou.artwork

http://nadou-nikki.blogspot.fr